UFOCOM : l'historique...

 


 

L'UFOCOM repose sur un concept élaboré par Thierry Wathelet, un "ancien" de la SOBEPS (Société Belge d'Etudes des Phénomènes Spatiaux), société à laquelle il a adhéré en tant qu'enquêteur de terrain. Dans le document ci-dessous, il explique les raisons qui l'ont conduit à s'intéresser au phénomène OVNI et, à terme, à "créer" UFOCOM.

 


 

"Mon intérêt pour la problématique OVNI fut suscité par la célèbre Vague Belge de 1990. J'avais 25 ans. Quatre ans avant ces événements, j'avais effectué mon service militaire comme sous-officier dans ce qu'on appelle aujourd'hui les Commandos de l'Air. J'ai servi 8 mois sur une base aérienne de l'OTAN où étaient stationnés des missiles nucléaires tactiques de nos alliés américains. Cette base, le 2ème Wing-Tac de Florennes, abritait également des escadrilles de Mirage, remplacés par des F-16 à la fin de mon service.

Ceci pour vous dire que je suis un passionné d'aviation militaire et un fan de la Force Aérienne belge. L'intervention de nos deux F-16, dans la nuit du 30 au 31 mars 1990, ne m'a donc pas laissé indifférent. A cette époque, notre gouvernement avait facilité la tâche d'une association civile en ouvrant ses portes et ses fichiers. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes et je me souviens d'avoir pensé que, dans ces conditions, nous aurions sans doute, tôt ou tard, un début d'explication pour ces phénomènes.

Pendant quatre années, j'allais suivre les (rares) développements de cette affaire comme tout citoyen: en spectateur. Je dois avouer que cette histoire finit par disparaître de mes préoccupations et que la Guerre du Golfe et les bouleversements géo-politiques historiques (révolution roumaine, chute du mur de Berlin, effondrement du Pacte de Varsovie, tentative de coup d'état en Russie, etc...) la remplaçèrent pour un temps.

Ce n'est qu'en décembre 94, suite à un "talk show" sur la chaîne française "TF1", que je fus replongé dans ce problème OVNI. Cette émission s'appelait "J'y crois, j'y crois pas". Sur le plateau, deux camps se faisaient face. Du côté des "J'y crois", on trouvait Jean-Pierre Petit (directeur de recherche au CNRS), Robert Roussel (journaliste accrédité "défense"), quelques ufologues et une poignée de personnes bien plus "folkloriques" encore.

Du côté des "J'y crois pas", étaient assis une brochette de scientifiques (médecin, astronome, etc...) emmenée par le présentateur vedette de la météo sur TF1 :Alain Gillot-Pétré.

Si Jean-Pierre Petit et Robert Roussel n'avaient pas fait partie des invités de cette émission, il y a fort à parier que j'aurais zappé assez rapidement. Et, de ce fait, je ne me serais jamais occupé de cette problématique OVNI.

A la fin de l'émission, j'étais en colère. Je me suis demandé comment il était possible de raconter de telles choses sans qu'aucun élément n'ait été vérifié au préalable. Tout le monde avait l'air de déverser ses "impressions" personnelles comme étant autant de loi. Et cela valait pour les deux camps!

Le moment le plus fou de l'émission, en ce qui me concerne, fut lorsque le seul scientifique du côté "pour" (en fait, il n'était ni pour ni contre mais réclamait une véritable étude du sujet!), l'astrophysicien Jean-Pierre Petit, évoqua brièvement l'affaire "Ummo" et son contenu scientifique. On eu même droit à quelques secondes d'un appel téléphonique de l'un de ces "Ummites".... Je ne vais pas rappeler ici la nature de cette affaire, ce n'est pas le but fixé. Mais quand on entend qu'un sci"entifique de haut- niveau affirme recevoir du courrier de "personnes" prétendant être des habitants d'une autre planète, il y a de quoi se poser des questions! De plus, lorsqu'on apprend que d'autres individus (des quidams) ont reçu ce genre de lettres et que cela dure depuis le milieu des années 60, on ne peut qu'être attentif.

Mr Petit avait raconté tout cela le plus sérieusement du monde car il avait évalué ce courrier pour les éléments scientifiques qu'il contenait. En face, Gillot-Pétré s'esclaffait avec ses petits camarades.

Comme Petit était toujours à son poste au CNRS et qu'il n'avait pas l'air d'un allumé, son histoire m'intriga pour deux raisons :
1. Comment pouvait-on avoir le culot de raconter de telles histoires alors qu'on est un scientifique patenté, sans craindre des répercussions négatives au niveau professionnel?
2. Comment était-il possible qu'aucun scientifique sur le plateau n'ait démoli cette affaire avec une argumentation saine et des éléments tangibles? Il n'y eut que quolibets et lazzi. Déplorable et anti-scientifique.

C'en était fini de ma tranquille passivité de spectateur! A la fin de l'émission, les questions restaient ouvertes! Petit avait résumé la situation OVNI : "Croire n'appartient pas au vocable du scientifique".

Le lendemain, j'écrivais à Jean-Pierre Petit afin de lui proposer une aide quelconque et de lui demander si on pouvait avoir accès aux lettres "ummites". Dans la foulée, j'envoyai une autre missive mais à la SOBEPS cette fois. Celle-ci était accompagnée de mon CV. En bref, je désirais faire partie de l'équipes d'enquêteurs et me rendre compte, par moi- même, de l'ampleur et du fond du problème.

Les deux réponses furent positives : j'étais devenu membre du GESTO de Jean-Pierre Petit et de la SOBEPS.

J'ai reçu les lettres ummites du GESTO et j'ai mené trois enquêtes (dont l'une administrative) pour la SOBEPS.

Huit mois plus tard, je quittais la SOBEPS et fondais, de manière on ne peut plus officieuse, l'UFOCOM. J'étais autant dégoûté du monde ufologique que du silence railleur des institutions et de la communauté scientifique. D'un côté, on nage le plus souvent entre fantasme et esprit mercantile, de l'autre on est obligé de subir le mutisme des gens qui, pourtant, sont les plus compétents pour évaluer la problématique OVNI. En bref, l'ufologie est un vaste souk où le marchand fréquente le pickpocket, où l'artisan se sent bien mal entouré et où le client, la plupart du temps, se fait plumer! Mais que fait la police me direz-vous? Elle se marre...

Pourtant, je continuais de penser que le sujet d'étude lui-même était des plus intéressants. Mais que faire alors? Voilà, le concept UFOCOM était né. Une étude citoyenne, scientifique et logiquement objective de la problématique OVNI. Pas d'association, pas de finance, pas de strass ni de stress. Pas de mouvement sectaire pour lobotomisés en puissance. Pas de prosélytisme "ufologique", pas de diffusion intempestive...

Je vous accorde que ce concept frise l'utopie. Et pourtant, aujourd'hui, il fait partie de la réalité grâce à des hommes et des femmes de bonne volonté, honnêtes, objectifs et compétents dans leur domaine respectif".

 


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