Réponse à quelques objections classiques

 

par Claude POHER



Je réponds ici à des objections classiques faites par quelques rares personnes à propos de la théorie des Universons. Je me servirai du canevas des questions posées par Monsieur Christophe Meessen sur Internet, hier, car elles constituent un exemple des erreurs typiques d’analyse que peuvent faire certains lecteurs. Evidemment, il n’y a aucun reproche à faire à ces personnes, car il s’agit de questions difficiles auxquelles l’enseignement classique ne prépare pas entièrement.

Objection 1 :
C. POHER postule l’existence d’une particule qu’il appelle Universon. Elle peut interagir avec «des particules matérielles» (p.103), mais Monsieur Poher n’a pas précisé ce qu’il entend par ce terme. Nous supposerons qu’il s’agit des particules élémentaires (électrons, quarks,...). Il s’agit en tout cas de particules dont la masse au repos n’est pas nulle.
La théorie des Universons concerne les interactions entre Universons libres et particules élémentaires de la matière qui ont une masse.
Il est très important de comprendre que le fait de posséder une masse donne à une particule élémentaire la capacité de capturer des Universons libres et de les réémettre. Les particules ou autres objets quantiques sans masse (comme les photons par exemple) n’ont pas cette propriété. C’est, semble-t-il, la raison pour laquelle ils ne sont pas soumis à l’interaction gravitationnelle.
En particulier, la théorie des Universons ne s’applique pas directement aux corps macroscopiques (constitués de nombreux atomes). Ce sont les actions au niveau des particules élémentaires de ces corps macroscopiques qu’il faut considérer et rien d’autre. Cela est fondamental. La preuve de ce fait nous est donnée par la vitesse orbitale des étoiles dans les galaxies spirales.

Objection 2 :
L’Universon se déplace dans le vide en ligne droite et à la vitesse de la lumière. Il ne peut donc pas être au repos et n’a pas de masse au repos. Il n’a que de l’énergie cinétique.

Bien que cette phrase ne contienne pas d’objection apparente, elle sous-entend une erreur de compréhension. En effet, il n’y a pas d’Universons au repos. Quand un Universon interagit avec une particule élémentaire il disparaît complètement, exactement comme un photon qui interagit avec un électron en lui cédant toute son énergie. L’Universon cède son énergie et sa quantité de mouvement à la particule élémentaire, laquelle se trouve en déséquilibre par cette énergie surnuméraire, c’est la particule élémentaire qui réagit en « recrachant » l’énergie et la quantité de mouvement après un certain temps (tau). Alors un autre Universon est créé, qui adopte une trajectoire telle que la conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement soient satisfaites.
Ne me demandez pas « pourquoi » les choses se passent ainsi, car cela signifierait que je sais pourquoi telle particule élémentaire doit avoir telle masse et pas une autre. Personne ne sait cela pour le moment. C’est donc un fait expérimental constaté : tel type de particule élémentaire a toujours telle masse.

Objection 3 :
Mr Poher écrit en page 100 que les Universons n’interagissent pas avec la lumière (photons). Pourtant l’action de la force de gravitation sur les photons est un effet bien connu. Comment expliquer alors cet effet ?
Il s’agit là d’une erreur très classique, qui consiste à mélanger en esprit les effets quantiques et les effets relativistes. La théorie de la Relativité Générale d’Einstein examine les conséquences du fait qu’il existe de la matière et de l’énergie dans l’Univers, ET aussi, du fait expérimental qui révèle que la vitesse de la lumière est constante dans tous les repères.
Cette magnifique théorie de la Relativité Générale met en évidence les propriétés de l’Espace-temps à très grande échelle et non pas à l’échelle d’une particule élémentaire.
Le fait est que l’Espace-temps est courbé au voisinage des masses importantes de matière, et que tous les constituants de l’Univers sont soumis à la courbure de l’Espace-temps, y compris les photons et les Universons, TOUT.
Mais attention, la Relativité Générale n’est pas une théorie quantique de la gravitation.
Certes, beaucoup de physiciens attribuent à la courbure de l’Espace-temps la cause de la gravitation. Mais il est très clair que la Relativité Générale est incapable d’expliquer correctement des effets quantiques gravitationnels, tels que la vitesse orbitale constante des étoiles dans les galaxies, ou bien l’accélération constante Hc.
La gravitation est un phénomène quantifié, et, à ce titre, sa cause est obligatoirement quantifiée, ce que n’est pas la courbure de l’Espace-temps, qui est continue et à grande échelle.
Nous avons là un exemple typique de l’histoire de l’oeuf et de la poule, quand nous nous demandons qui a existé en premier.
Le fait est que la gravitation est un phénomène quantique, dont les propriétés à grande échelle, à cause du flux cosmologique d’Universons, rejoignent les propriétés de l’espace-temps mises en évidence dans la théorie de la Relativité Générale d’Einstein. Il est possible que les propriétés des deux théories se rejoignent à plus petite échelle, par exemple au sein des « trous noirs », mais la physique correspondante est très mal connue pour le moment.

Par leurs propriétés, les Universons doivent évidemment respecter les règles de la Relativité Générale, et c’est pour cette raison qu’ils n’ont pas de masse mais néanmoins une certaine impulsion-énergie. En outre, c’est pour cette raison qu’ils doivent se déplacer à la vitesse de la lumière dans tous les repères.
Je travaille actuellement avec un physicien théoricien relativiste afin de mettre en évidence certaines relations entre la théorie des Universons et la Relativité Générale. En effet, ce physicien, dont l’identité est provisoirement tue, par discrétion, a élaboré lui-même, indépendamment, un «modèle cosmologique» dans le cadre strict de la Relativité Générale. Dans ce modèle mathématique abstrait, il apparaît que l’Univers serait en fait un fluide massique homogène parfait qui se traduirait physiquement, à l’approximation Riemannienne de notre échelle, par la manifestation d’une pression permanente. Tout se passerait donc exactement comme dans le cas du flux naturel d’Universons libres, qui exerce une sorte de pression sur la matière, à l’échelle quantique.
Ainsi, le modèle cosmologique en question permettrait de « jeter un pont » entre les caractéristiques de l’Espace-temps, justifiées par les propriétés de l’Univers à grande échelle, et l’existence du flux cosmologique d’Universons, dont l’action ne se fait véritablement sentir qu’à l’échelle quantique.
Cette approche n’est cependant pas encore vérifiée, mais s’avère très prometteuse. Elle sera publiée après une soumission à des experts de cette physique spécialisée. Les sites internet habituels seront parmi les premiers à recevoir l’information.

Il faut comprendre, cependant, que les modèles cosmologiques relativistes ne sont en général valides qu’à très grande échelle, de l’ordre de 2 milliards d’années lumière. Les équations ne sont en effet solubles que si l’on peut considérer l’Univers comme homogène et isotrope. On ne sait pas résoudre ces questions dans le cas non homogène. L’Univers réel est constitué de galaxies groupées en amas et super amas, assemblés le long de très grands filaments, qui laissent de très grosses «bulles» d’Espace vides de matière. Cela n’est pas précisément homogène sur le plan gravitationnel. En revanche, à l’échelle de quelques milliards d’années lumière, l’homogénéité est bien meilleure, semble-t-il. Il s’agit d’un domaine de la physique très spécialisé, où les relations entre paramètres font appel au calcul tensoriel. Même si l’on parvient à obtenir des résultats, leur interprétation est très loin d’être simple. En outre, il n’y a pratiquement pas de confirmation expérimentale envisageable à court terme, à cette échelle de distance.

Objection 4 :
Il n’y a pas eu de texte d’objection de Ch Meessen à ce propos, mais c’est une argumentation que l’on me signale parfois. Comment est-il possible que la théorie des Universons respecte la relativité Générale, alors que la vitesse de la matière doit influencer l’énergie des Universons ?
En effet, selon le principe de relativité, les lois de l’Univers doivent être les mêmes dans tous les repères, que ceux-ci soient au repos ou en mouvement relatif.
Or, même si les Universons du flux naturel ont tous exactement la même énergie, le fait que la matière soit en mouvement modifie l’énergie de chaque Universon échangée avec la matière. Pour les Universons ayant une trajectoire parallèle et orientée dans le même sens que la vitesse de la matière, l’énergie est diminuée. Pour ceux qui ont une trajectoire symétrique, l’énergie est augmentée.
Mais ce type d’objection oublie que nous sommes en présence d’un phénomène quantique, où l’effet macroscopique observé : la force d’inertie ou bien la force gravitationnelle, est le résultat d’une gigantesque quantité d’effets quantiques individuels, une moyenne statistique. Nous en avons la preuve dans le comportement gravitationnel de la majorité des étoiles des galaxies où c’est bien un effet statistique lié aux fluctuations quantiques qui se manifeste.
Précisément, dans l’interaction des Universons avec la matière en mouvement, la réduction apparente d’énergie de certains Universons est exactement compensée par l’accroissement d’énergie des Universons venant de la direction exactement opposée. La moyenne de l’énergie du très grand nombre d’Universons interagissant est donc inchangée si la matière se déplace à vitesse constante. Le principe de relativité est parfaitement respecté en moyenne, même pendant des durées très brèves. Cela vient du fait que la durée de capture d’un Universon est très très petite, et que pendant cette durée, des millions d’autres Universons interagissent également. Le principe de relativité peut être transgressé, à condition que ce soit pendant une durée extrêmement faible. Il s’agit là du principe d’incertitude, familier en physique quantique.

Objection 5 :
Si l’Universon interagit avec une particule matérielle ayant un mouvement accéléré, Claude Poher démontre que la trajectoire sortante des Universons peut avoir un angle différent de celui de son arrivée en plus d’être décalé. Le développement de cette idée est détaillé dans le chapitre 5 (p.125-134). Il apparaîtrait alors, selon son raisonnement, un cône de non émission d’Universons dans la direction d’accélération. S’il y a effectivement un cône de non réémission d’Universons dans la direction de l’accélération, cela implique qu’une force résultante de la composition des poussées des Universons apparaît. Cette force est alors orientée exactement dans la direction de l’accélération.
Non, ce raisonnement est erroné. La force est orientée à l’opposé de l’accélération, et c’est facile à comprendre. En effet, ce sont les Universons entrants et sortants de la matière simultanément, dans une même direction de l’espace, autour de la particule, qui poussent, en moyenne, chaque particule élémentaire. Si une région de l’espace, un cône, est dépourvue d’Universons sortants, alors les poussées des Universons entrants dans ce cône ne sont pas compensées par des Universons sortants. La poussée s’exerce donc de l’extérieur vers la pointe du cône, donc bien en sens inverse de l’accélération. Pour les Universons venant de toutes les autres directions, il y a compensation moyenne exacte entre les effets des entrants et des sortants.
Ce raisonnement concerne chaque particule élémentaire de matière, et il tient compte de l’accélération instantanée de la particule, pas de celle de la matière macroscopique. A l’échelle d’un corps matériel, il faut sommer les milliards d’effets élémentaires pour observer l’effet global. Il peut très bien y avoir, à chaque instant, des particules élémentaires qui ont une accélération propre opposée à l’accélération macroscopique. La physique quantique est toujours celle d’une addition vectorielle d’un très grand nombre d’effets élémentaires.

Objection 6 :
GRAVITATION : Dans ce chapitre 6 (p.139-141) Claude Poher explique comment les Universons peuvent être à l’origine de la force de gravitation. Néanmoins le raisonnement de Claude Poher me laisse perplexe.
Si on considère deux masses relativement proches l’une de l’autre, baignant dans le flux des Universons libres, Claude Poher écrit que « quelques-uns de ces Universons libres sont capturés par chacune des masses. Par conséquent, le flux d’Universons libres qui est reçu par chacune des deux masses n’est pas exactement isotrope. En effet des Universons sont prélevés au cours de la traversée de la matière de l’objet voisin. » (p.140). Les notions de «capture» et de «prélèvement» sont en contradiction avec ce qui a été expliqué précédemment. En effet, les Universons ne sont que très brièvement retardés. Ils peuvent aussi être déviés et produire un effet équivalent à un prélèvement, mais seulement dans la direction d’un mouvement accéléré. Aux pages 140 et 143 on peut lire que Poher semble croire que c’est la capture des Universons durant un temps très bref qui induirait le déficit temporaire initial des Universons générant ainsi «l’ombre» de la masse. Mais ce déficit n’est que temporaire et très bref. En moyenne l’autre masse ne verra aucun déficit d’Universons, puisque le flux cosmologique est continu. La particule matérielle immobile agit comme une simple ligne à retard. Le flux moyen des Universons entrant et sortant reste parfaitement isotrope conformément à ce que requiert le principe d’inertie.

Ce raisonnement est incorrect, parce qu’il suppose que le phénomène suit, pas à pas, l’explication qui en est donnée, alors qu’en réalité, tout se déroule simultanément. Il ne faut pas confondre méthode pédagogique et physique quantique. A chaque instant, l’accélération gravitationnelle subie par chaque particule élémentaire est dirigée vers le centre de masse de la seconde masse de matière. Cette accélération induit aussitôt une absence de réémission des Universons dans un cône centré sur l’accélération. Donc, pour l’autre masse de matière, le flux incident d’Universons n’est pas isotrope, et vice-versa. Ainsi, les deux cônes, de non émission d’Universons, se font face en permanence, et l’effet se perpétue. Le fait que la force soit inversement proportionnelle au carré de la distance est un simple effet d’angle solide, précisément. L’angle solide est égal à la surface sous-tendue par le cône, divisée par le carré de la distance. Une sphère de surface 4R2 correspond à un angle solide de 4 stéradians. Les Universons ne sont pas réémis dans un angle solide proportionnel à la valeur de l’accélération. Ne pas confondre angle et angle solide.

Objection 7 :
ACCÉLÉRATION GRAVITATIONNELLE ET IMMOBILITÉ MACROSCOPIQUE : Dans son analyse de la théorie des Universons, mon père avait déjà attiré l’attention sur ce point. Si les deux masses sont immobiles, il n’existe pas de mouvement accéléré de matière. C’est illustré par l’exemple de la personne assise sur une chaise. Claude Poher propose alors dans sa réponse une nouvelle explication qui ne fait qu’accentuer ma perplexité. Tout corps matériel est constitué de particules élémentaires : “Ce sont ces particules élémentaires qui interagissent avec le flux d’Universons. Ce sont elles qui ne reémettent pas les Universons de manière isotrope quand elles sont accélérées. ET elles sont sans cesse accélérées. Simplement, dans l’interaction gravitationnelle, la moyenne macroscopique des myriades d’accélérations élémentaires n’est pas nulle.” Ce qui (me) pose problème dans cette explication est la dernière phrase.
Si on considère les interactions des Universons avec un corps matériel composé de myriades de particules élémentaires accélérées comme le suggère Claude Poher, l’interaction des Universons avec ces particules devrait générer des forces dont la résultante agirait sur tout le corps. Mais si le corps matériel est isolé et immobile, la force résultante doit être nulle conformément au principe d’inertie. La composition de toutes les accélérations des particules élémentaires et donc des forces impliquées doit être nulle.

L’exemple de la personne assise sur une chaise est simple à comprendre. Les particules élémentaires de la Terre subissent l’effet gravitationnel des particules élémentaires de la personne assise. Donc il existe, pour chaque particule élémentaire, un cône de non émission d’Universons, aussi bien pour les particules élémentaires de la Terre que pour celles de la personne, de la chaise, et de toute la maison. Ainsi, une force élémentaire tire les particules les unes vers les autres.
Prenons l’exemple d’un électron, situé dans un atome de l’estomac de la personne assise. La force en question déforme l’orbite de l’électron qui s’agite au sein de l’atome. Donc, par l’intermédiaire de la force électromagnétique, l’électron communique la force gravitationnelle au noyau. Le noyau communique cette force aux atomes voisins avec lesquels il est lié, dans une molécule complexe de cellule de la paroi de l’estomac. Il en est de même pour tous les électrons, pour tous les protons, pour tous les neutrons, pour tous les atomes et pour toutes les molécules de toutes les cellules. Finalement, l’estomac de la personne assise est tiré vers le bas, et il s’allonge effectivement (Cela se voit, en sens inverse, chez les astronautes en impesanteur).
Faites ce même raisonnement pour tous les organes de la personne assise et vous comprendrez pourquoi elle ne s’élève pas au moindre mouvement.
Toutes les forces naturelles sont des forces quantiques au niveau des particules élémentaires, dont on voit les effets, déformés, à l’échelle macroscopique. La matière est faite essentiellement de vide. Posez-vous la question suivante : pourquoi ma main, faite de vide entre les particules, ne passe-t-elle pas au-travers de la table quand je m’appuie dessus ? La réalité est quantique, les effets macroscopiques ne sont qu’illusion.
Quand on a bien compris cela, on a réellement progressé.

Objection 8 :
Enfin, durant toute cette discussion nous avons supposé que le principe de l’apparition d’un cône de non émission des Universons en direction de l’accélération était valide. Mais il faut rappeler ici que mon père conteste la validité de ce principe fondamental qui est à la base de toutes les propriétés remarquables des Universons.
Chacun est parfaitement libre de contester ce qu’il veut, comme il le veut, à condition de respecter les autres, ce que fait Monsieur Meessen Père. Chacun est libre de proposer sa propre explication des faits de la Nature. Mais, la science n’est pas faite que de brillantes idées. Elle est faite aussi et surtout de preuves expérimentales qui font progresser les idées. J’attends que l’on m’explique pourquoi mes preuves expérimentales seraient irrecevables. Quant à la validité de la non réémission isotrope des Universons dans le cas de la matière accélérée, il me semble que c’est assez simple et assez explicite dans mon livre pour que je ne revienne pas sur ce sujet. Monsieur Meessen Père ne prend pas en compte les millions d’Universons capturés simultanément par une particule élémentaire, et re-créés (réémis) simultanément, dans toutes les directions de l’espace. Il s’égare dans des détails sans intérêt, sans voir l’effet principal, qui est pourtant observé chaque jour, par tous les astronomes : l’aberration de vitesse des photons. Qu’il s’agisse de photons ou d’Universons, la nature se comporte de la même manière. Je ne reviendrai pas sur ce sujet.

Objection 9 :
Claude Poher regrette que mon père ne porte pas plus d’attention aux confirmations expérimentales de sa théorie. Mais si la théorie est incohérente, cela ne présente aucun intérêt. Ces confirmations ne sont que des coïncidences.
Je le regrette parce que j’ai beaucoup de respect et d’amitié pour votre Père. Je le regrette aussi parce que c’est fondamental sur le plan scientifique.
En effet, ce désintérêt part du principe que parce qu’une personne estime une théorie incohérente à la page 10, elle ne devrait pas examiner la page 11, pour voir si, par hasard, l’incohérence ne serait pas qu’apparente. Ce ne serait pas la première fois, dans l’histoire des sciences, qu’une telle situation se manifesterait. Les épistémologues citent des centaines d’exemples de ce type. J’estime que cela devrait inciter à la prudence.
Quant à affirmer que nous serions en présence de coïncidences, permettez-moi de juger cette façon de concevoir les faits comme « très étrange », pour ne pas employer de terme plus fort. Car voici de bien extraordinaires coïncidences en vérité !

Premièrement, il y aurait une coïncidence très bizarre en ce qui concerne l’accélération Hc de toutes les sondes spatiales lointaines. Il faudrait en effet plusieurs coïncidences simultanées : la bonne direction de l’accélération (vers le Soleil), la bonne amplitude (Hc), la bonne cause (l’expansion de l’Univers), et la bonne explication : le fameux cône, qui aurait la bonne valeur, la bonne orientation, et la bonne raison d’être : la rétention de quanta d’énergie par la matière accélérée pendant un temps non nul. Cela fait beaucoup ! Parce qu’il faut bien trouver une explication, n’est-ce pas, à cette accélération réellement mesurée ! Et, coïncidence ou pas, d’ou viendrait l’énergie qui a déplacé toutes ces sondes de près de 400000 km en trente ans ?
Multipliez toutes les probabilités qu’un tel effet soit expliqué « par hasard » et vous trouvez une probabilité globale nulle. Etonnant, n’est-ce pas, qu’une nouvelle théorie explique cela très simplement, alors même que des milliers de chercheurs se sont cassés la tête, sans succès, depuis vingt ans !
Mais ce n’est pas tout !

Deuxièmement, il y a la vitesse orbitale des étoiles dans toutes les galaxies, encore un mystère, que traquent des milliers d’astronomes, depuis près de cinquante ans !
Le hasard ferait, dans ce cas, un effort vraiment exceptionnel : l’accélération gravitationnelle devrait être exactement égale à celle prévue par l’association de trois lois de physique : les fluctuations quantiques de l’accélération gravitationnelle qu’on ne trouve qu’en physique quantique, plus les fluctuations quantiques de la fameuse accélération Hc, réellement observée et prédite, plus les règles d’association des phénomènes dotés de fluctuations quantiques, en physique statistique, plus la Loi de Poisson. Comble d’impertinence, la vitesse aurait aussi la bonne valeur par rapport à la luminosité totale de chaque galaxie !
Cela fait beaucoup de nouveaux hasards, beaucoup trop, ne trouvez-vous pas ?
Mais ce n’est pas tout !

Troisièmement, il y a la masse apparente des amas et super-amas de galaxies, par rapport à leur luminosité (rendez-vous compte : cent fois trop forte !!!). Des milliers d’astronomes essaient de comprendre ce fait, depuis qu’il a été constaté, sans succès. Parce que cette masse apparente a le culot d’être proportionnelle au rayon de l’amas (un comble !). Il est vrai que la théorie des Universons explique ces deux phénomènes, en quatre lignes de calcul élémentaire, mais qu’importe, c’est un hasard ! Il est vrai que cette théorie explique aussi très simplement pourquoi il en est ainsi, et pourquoi le même phénomène apparaît également pour les galaxies elliptiques, encore d’autres hasards !
Mais ce n’est pas tout !

Quatrièmement, il y a la légère modification de l’orbite terrestre observée grâce à Pioneer 10, et que prédit la théorie des Universons. Pur hasard, vous dis-je, même si la théorie montre que l’on est en présence de deux effets Hc (réellement mesurés) sur un corps en orbite.
Voila par conséquent une quantité phénoménale de hasards fort heureux. Est-ce que, par hasard, ceux qui prétendent cela ne prendraient pas leurs concitoyens pour des imbéciles ?

Ou alors, faute d’explications, car on sait bien que le hasard n’explique rien, on se tait.

CONCLUSION :
Si une erreur d’interprétation ou de compréhension de ma part devait remettre en question mes conclusions, je souhaiterais pouvoir clarifier cela assez rapidement par respect pour Claude Poher, l’inventeur de cette théorie. Une telle discussion sera le plus efficace si elle est sereine, constructive et surtout respectueuse des personnes impliquées. Claude Poher semble partager cette opinion.
Je ne vous le fais pas dire. Beaucoup trop de personnes parlent à tord et à travers de ce qu’elles ne connaissent pas vraiment, créant ainsi un brouhaha, où ceux qui voudraient sérieusement comprendre ne peuvent pas aisément trier la vérité des erreurs. Trop d’ufologues amateurs se comportent, sur internet, ou dans la presse spécialisée, comme si tout était permis, comme dans les escaliers d’une cité où les agressifs de tous poils jouent les gros bras. Cette attitude est indigne.

Le sujet qui nous intéresse est difficile. La science est très complexe. La modestie est la seule règle possible devant les merveilles de la Nature. Ce n’est pas parce que j’ai écrit un livre que je considère détenir la vérité. Je l’ai publié parce que j’ai estimé que je devais faire partager le chemin que j’ai mis en évidence. Chacun est libre de ne pas partager mes vues. On comprendra que je ne peux pas jouer les “ redresseurs de tords ” sans amputer le temps dont je dispose pour réfléchir à la suite. A chacun son rôle, le mien est de chercher la vérité, pas celui de tenter de convaincre à tout prix.
J’ai pour règle de ne jamais répondre à ceux qui ont eu, à mon égard, une attitude diffamatoire. Si j’ai néanmoins répondu à Christophe Meessen, c’est, d’une part, en raison de l’amitié que j’ai pour son Père, et d’autre part, parce que la plupart de ses erreurs d’interprétation scientifique sont typiques. Leur analyse m’a donc semblé pouvoir être utile à chacun.

Cordialement à tous.

Claude POHER

 


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