Interaction des Universons avec la matière accélérée

Réponse 2 à la réponse 2 de Monsieur Auguste MEESSEN

par Claude Poher


 

Toute l’argumentation de Mr Meessen se ramène, en fait, à son analyse parfaitement incorrecte de cette interaction, ce qui est fort étonnant.

 

Afin de régler cette question définitivement, j’utiliserai ici la transformation de Lorentz, pour déterminer la trajectoire des Universons réémis après capture, par la matière accélérée, même si tous les lecteurs ne sont pas familiers de cette méthode. Je m’en excuse auprès d’eux. Dans mon livre, je me suis efforcé d’éviter, autant que possible, de faire appel à des notions qui ne sont enseignées qu’en faculté. En effet, mon objectif était d’informer un maximum de lecteurs. Mais je constate que mon soin, concernant cette vulgarisation, est interprété comme une faiblesse, par Monsieur Meessen, à mon très grand étonnement.

 

Je rappelle ici ce que j’ai écrit dans mon livre, à la page 122, dans la note explicative E3 :

 

" Dans les illustrations et les démonstrations relatives à l’interaction des Universons avec une particule de matière, l’auteur s’est efforcé d’éviter de faire appel aux équations relativistes et à celles de la physique quantique. L’objectif était de simplifier le plus possible la présentation afin de la rendre accessible au plus grand nombre. Cela a néanmoins pour conséquence qu’il convient de ne pas trop s’écarter des situations illustrées. Les résultats obtenus de cette façon ne sont pas erronés, même s’ils sont incomplets et simplifiés. Ils s’avèrent en effet suffisants pour aborder la suite de l’ouvrage. "

 

Peut-on être plus clair ? Or, précisément, Monsieur Meessen ne tient aucun compte de ce que j’écris, et poursuit, sans relâche, son entreprise de démolition. Je vais donc me comporter en conséquence.

 

Dans la suite, je n’utiliserai pas les lettres grecques de mon livre, mais leur appellation verbale en caractères ASCII, afin d’éviter les catastrophes de traduction entre les ordinateurs sur internet.

 

Venons-en à l’interaction des Universons avec la matière accélérée.

 

Au moment de la capture de l’Universon, celui-ci se déplace à la vitesse c dans un repère 1 (x,y,z,t) où la particule élémentaire de matière est considérée comme étant au repos.

L’Universon incident possède alors une trajectoire faisant un angle (Phi) avec l’axe X du repère. Par conséquent, son mouvement, dans ce repère, par rapport à la particule, est tel que sa position à l’instant t peut être repérée par ses coordonnées x, y, z , la vitesse de la lumière étant désignée par c :

 

x = c t cos (Phi)

y = c t sin (Phi)

z = 0

Appelons cet ensemble de relations : (1).

 

Or nous observons, expérimentalement, que la masse des particules élémentaires est la même, pour toutes celles du même type, et cela avec une grande précision. Par conséquent, bien que personne ne sache pourquoi il en est ainsi, sur le plan théorique, cela impose à l’interaction Universons / matière de n’apporter aucune énergie moyenne à une particule élémentaire.

 

Je suis désolé que Monsieur Meessen n’admette pas cette déduction comme évidente. Il est vrai qu’il n’attache guère d’importance aux faits expérimentaux, puisqu’il les passe totalement sous silence.

 

Dans ces conditions, l’Universon ne peut pas être dévié, dans le repère 1, quand il est réémis, à cause de la conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement.

 

Au moment où l’Universon est réémis, par la particule de matière, à l’instant t = tau , on désire observer la trajectoire de l’Universon dans un nouveau repère 2 ( x’ , y’ , z’ , t’ ) lié à la particule. Celle-ci est animée d’une vitesse V = A tau par rapport au repère précédent, puisque l’accélération constante A s’exerce pendant le temps tau au cours de l’interaction d’un seul Universon. L’Universon réémis possède alors une trajectoire faisant un angle (Phi Prime) avec l’axe X’ du repère 2. Par conséquent, son mouvement, dans ce repère 2, par rapport à la particule, est tel que sa position à l’instant t’ peut être repérée par ses coordonnées x’ , y’ , z’ :

 

x’ = c t’ cos (Phi Prime)

y’ = c t’ sin (Phi Prime)

z’ = 0

Appelons cet ensemble de relations : (2).

 

La vitesse du repère 2 par rapport au repère 1 étant V = A tau nous pouvons appliquer la transformation de coordonnées de Lorentz, très classique en mécanique relativiste :

 

Posons

Gamma = (1 — V 2 / c 2) — 1/2

 

Il vient alors, selon Lorentz :

 

x’ = (x — V t) Gamma

y’ = y

z’ = z

t’ = (t — V x / c 2 ) Gamma

 

Donc il en résulte, selon les relations (2) :

 

cos (Phi Prime) = (x — V t) / ( c t — Vx / c)

 

et en remplaçant x par sa valeur, donnée dans (1), avec V = A tau :

 

cos (Phi Prime) = (cos (Phi) — A tau / c) / ( 1 — ( A tau / c ) cos (Phi))

Appelée relation (3)

 

Nous savons que la vitesse V = A tau est parfaitement négligeable devant la vitesse de la lumière c, donc l’expression (3) se ramène à :

 

cos (Phi Prime) = cos (Phi) — A tau / c

Expression appelée (4), qui exprime l’angle de re-émission de l’Universon en fonction de l’angle de capture.

 

On voit immédiatement que si l’angle d’incidence (Phi) devient nul, alors cos (Phi) = 1 et :

 

Quand (Phi) = 0, alors on obtient : cos (Phi Prime) = 1 — A tau / c

Expression appelée (5)

 

Donc l’angle d’émission (Phi Prime) n’est pas nul, contrairement à l’affirmation de Monsieur Meessen.

Or, cet effet possède évidemment une symétrie de révolution dans l’espace, autour de la direction de l’accélération A. Ainsi, les Universons, capturés de manière isotrope, ne sont pas re-émis dans un cône d’angle solide Oméga , dont le demi angle au sommet est précisément l’angle (Phi Prime) calculé en (5). On sait, par définition, que l’angle solide et le demi angle au sommet du cône sont associés par :

 

Omega = 2 π ( 1 — cos (Phi Prime) )

 

Et par conséquent, d’après (5) :

 

Omega = 2 π A tau / c

Qui est la relation (6)

 

Il est facile de constater que la relation (6) est exactement la même que la relation (5-26) de mon livre (page 133). Par conséquent, le cône de non re-émission des Universons est une réalité, n’en déplaise à Monsieur Auguste Meessen.

 

CQFD. Cela se passe de commentaires, il me semble. Il n’y a donc pas besoin de 14 pages pour y voir clair en physicien. Mais je suis tout à fait certain que Monsieur Meessen, qui ferait mieux de construire que détruire, continuera à " épiloguer " sur cette affaire de cône et sur le reste.

 

Le reste de l’argumentation de Monsieur Meessen, précisément, est en grande majorité bien évidemment hors sujet si l’on considère les faits ci-dessus. Je ne vais donc pas commenter chacune de ses phrases, pour les réfuter une à une, car il est manifeste qu’il refuse de comprendre mes idées, et qu’il s’applique à détourner le sens de mes démonstrations, volontairement simplifiées, de faits complexes.

 

Nous en resterons là :

N’étant pas, pour ma part, un acharné " redresseur de tords " des membres de la famille Meessen. Je ne répondrai désormais pas davantage à ces personnes à l’avenir. En tous cas je ne répondrai à aucune sollicitation publique de débat scientifique, de Monsieur Auguste Meessen, tant qu’il n’aura pas clairement admis le comportement de l’interaction des Universons avec la matière accélérée, tel que je l’ai décrit à de très nombreuses reprises.

 

Ce ne sera pas moi qui le convertirai à ces idées. Nul n’est en effet tenu à l’impossible.

 

J’estime que ce débat public, voulu par Monsieur Auguste Meessen lui-même, est devenu, de son fait, parfaitement stérile, et de nature à déformer la vérité. Il se fera donc désormais sans moi.

 

Cordialement à tous, Joyeux Noël et joyeuses fêtes de fin d’année !

 

C. POHER — 19 Décembre 2003.

 


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