Réponse à Claude Poher

 

par Christophe Meessen (22 déc. 2003)



Cher Monsieur Poher,

 

Je tiens à vous remercier d’avoir bien voulu répondre à certaines de mes observations dans votre texte intitulé "Réponse à quelques objections classiques". Si vous le permettez, je préfère en effet parler d'observations, plutôt que d'objections, car il est toujours possible que ma compréhension de votre théorie ou de vos réponses soit par endroit défaillante.

 

Comme vous aurez pu le constater, je m'en suis tenu très scrupuleusement à ce qu'on est en droit d'attendre d'une discussion scientifique. C'est pourquoi vous ne trouverez dans mon analyse aucune appréciation qualitative de votre travail, de vos compétences ou de votre comportement. Je déplore cependant qu'il ne soit pas possible d'en dire autant de votre réponse. Néanmoins, je resterai fidèle aux exigences d'un débat scientifique.

 

 

Orientation de la force induite par les Universons

 

Votre réponse quant à mon observation 5 m'embarrasse quelque peu, étant donné que je ne comprends toujours pas où serait ma faute. Votre réponse à toutefois le mérite de lever toute ambiguïté possible sur ce qu'il m'avait semblé être le sens de ce qui est écrit en bas de la page 132 de votre livre. Indirectement, vous confirmez qu'il n'y avait donc aucune erreur d'interprétation ou de compréhension de ma part sur ce point.

 

Votre contestation de la validité de ma conclusion sur l'orientation de la force m'a dès lors particulièrement intriguée. En effet, nos conclusions sont parfaitement contradictoires, mais si c’était "facile à comprendre", comme vous l'écrivez, nous devrions pouvoir déterminer sans ambiguïté où est l'erreur et qui l’a commise. J'ai donc repris le raisonnement depuis le début, en appliquant une logique rigoureuse et en veillant à respecter scrupuleusement les propriétés de l'interaction telles qu'elles sont décrites dans votre livre.

 

Si j'ai bien compris votre modèle théorique, les "Universons entrants" produisent une poussée orientée dans la direction de leur arrivée, c'est à dire vers le cœur de la particule matérielle. En page 105, vous écrivez d’ailleurs à ce propos : "Au moment où un Universon est capturé, la particule de matière subit un "recul". L'Universon lui cède en effet son impulsion." Il n' y a donc aucune ambiguïté possible sur l'orientation de la poussée.

 

Pour les "Universons sortants", vous précisez en page 105 et 119 de votre livre que ces Universons provoquent également un recul de la particule matérielle. En page 117 vous êtes même très précis à ce sujet puisqu'on peut lire " ... une nouvelle impulsion est appliquée à la particule M, impulsion de même module que précédemment, mais de direction opposée." L'impulsion précédente étant l'impulsion produite lors de l'entrée de l’Universon.

 

Ainsi vous conviendrez, comme moi, que votre texte est parfaitement clair à ce sujet. Il ne laisse aucune place à un malentendu sur l'orientation des poussées induites par l'interaction des Universons avec les particules matérielles.

En résumé, les Universons entrants génèrent une poussée orientée vers le cœur de la particule matérielle et les Universons sortants également.

 

On peut en déduire que les poussées des Universons entrants et sortants produisent l'équivalent d'une pression. Cela n’a d’ailleurs rien de choquant, a priori, du moins pas pour moi. Le principe d'inertie est bien respecté, puisque les poussées exercées de part et d'autre de la particule matérielle se compensent et de ce fait, s'annulent en moyenne.

 

Néanmoins, si d'une façon ou d'une autre on diminue la pression des Universons, la composition des poussées exercées par les Universons fera apparaître ipso facto une force orientée du cœur de la particule matérielle vers la zone de plus faible pression. Que cet affaiblissement de pression provienne d'un déficit d'Universons entrants ou sortants, le résultat sera le même.

 

Si, conformément à votre théorie, il apparaît un déficit d'émission d'Universons dans une zone conique entourant le vecteur accélération, il en résultera donc obligatoirement une force orientée dans la direction de l'accélération. Cela m’a semblé effectivement "simple à comprendre", comme vous dites.

 

Dans votre livre, vous n'avez pas précisé ce qu'il advient des Universons qui ne sont pas émis dans la direction de l'accélération. La figure 18 (p. 133) m’a donc rendue perplexe. Néanmoins, le raisonnement ci-dessus montre très clairement que cette distribution, quelle qu'elle soit, ne changera en rien notre conclusion sur l'orientation de la force résultante. Elle sera toujours orientée vers la direction où la pression est la plus faible.

Amplification de l'accélération

 

Une annexe a été ajoutée à mon analyse, parce qu’une erreur m'avait très aimablement été communiquée par un correspondant de la liste OVNI-SCIENCES. Comme nous venons de le voir l'accélération doit être amplifiée par l'action des Universons, mais peut-on parler de divergence ? L'angle d'ouverture du cône de non émission d'Universons ne peut pas devenir infini.

 

Comme vous l’aviez précisé dans votre livre, l'équation 5-21 n'est en effet valide que pour de petits angles. C'est le cas si l'angle reste inférieur à un centième de radian par exemple. Comme mon père me l'a signalé, on peut alors déterminer l'accélération requise pour avoir un tel angle. L'équation 5-21 est la suivante :

 

 

La valeur de est déterminée dans la note de calcul 11 en page 144 : . La valeur de la vitesse et nous attribuons la valeur 0.01 pour l'angle . En replaçant les variables correspondantes par les valeurs on trouve :

 

 

Avec une telle accélération le demi angle du cône est seulement de 1 centième de radian. Ce qui fait quand même un peu beaucoup car c'est seulement au delà de cette valeur que l'amortissement de la croissance exponentielle commencera à devenir perceptible. On peut donc en conclure, comme mon père l'a démontré par ailleurs, qu'en une fraction de seconde la particule matérielle atteindra une vitesse extrêmement élevée, ce que nous n'observons bien évidemment pas.

 

 

Confirmations expérimentales

 

Quant à l'objection 9, je comprends votre désarroi. Vous semblez avoir en effet consacré beaucoup d'effort et d'énergie à cette partie de votre étude. Mais si dans une démonstration la première étape est incorrecte, il ne sert à rien d'examiner les étapes ultérieures, même si elles étaient particulièrement ingénieuses, parfaitement exactes et le fruit d'un très grand effort. Le résultat est malheureusement faux et la qualité des étapes ultérieures ne pourra rien y changer.

 

Vous semblez dire que la confirmation expérimentale suffit pour démontrer la validité d'une théorie. C'est inexact, puisqu’il faut également que la théorie soit intrinsèquement cohérente. D’après ce que j'ai pu en comprendre, cela ne semble pas être le cas pour la théorie des Universons.

Conclusion

 

Il me semble avoir une fois de plus maintenu la discussion sur un plan strictement scientifique. Je me suis également limité à clarifier les points qui m'ont semblé fondamentaux dans votre réponse.

 

Dans les objections que vous avez relevées, il n'y avait apparemment aucune erreur de ma part. Comme je l'ai déjà démontré en d'autres occasions, je n'aurais pas manqué à mon devoir de le reconnaître car c’est une affaire d’honnêteté scientifique. Je pense en effet que nier ses erreurs revient à faire obstruction à la recherche de la vérité.

 

Ma démarche est uniquement motivée par le souci de nous rapprocher de la vérité, comprenez le bien. C’est pourquoi vous ne trouverez aucune animosité de ma part dans ce texte, tout comme dans le précédent, et ceci malgré le fait que j'ai été offensé par ce que vous avez écrit dans votre conclusion.

 

De mon point de vue, il me semble qu'il n'y a plus rien à ajouter. Vous avez donc le dernier mot, si vous le souhaitez.

 


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