Soucoupes volantes on line : Demandez les dossiers du CNES




Le service de CNES chargé de l'étude des phénomènes aériens non identifiés (PANI) a connu récemment une réorganisation forte. Le SEPRA de Jean-Jacques Velasco a été remplacé par une entité, le GEIPAN (1), pilotée par un comité présidé par Yves Sillard, un des pères d'Ariane, délégué général à l'armement et ancien directeur du CNES. Dans une interview qu'Ufocom a rapporté fin septembre 2005, ce dernier estimait que les cas inexplicables de façon simple représentaient 25% environ des dossiers du CNES (2). De quoi s'intéresser au dossier !

Remarquablement, une volonté de transparence semble se faire jour depuis ce changement, transparence qui n'a pas toujours été de mise lors de l'époque SEPRA. En effet, le CNES va mettre progressivement en ligne ses archives traitant des PANI (3). "On va nous dire que cela a été mal fait, que l'on continue à cacher des choses", affirme Jacques Patenet, responsable au CNES de ces études. "Beaucoup de passionnés se font des illusions sur le contenu de ces archives", relève-t-il.

En effet, il ne semble pas qu'il faille s'attendre à des résultats spectaculaires. "Les cas les plus curieux ont déjà fait l'objet de publications de la part d'associations et je ne pense pas que l'on puisse apporter grand chose de plus", précise J. Patenet. Cette opinion est confirmée par Pierre Lagrange qui pronostique que «les gens vont être vite ennuyés par cette succession de rapports de gendarmes ».

Cette mise en ligne progressive, qui commencera fin janvier, en satisfait certains, tel le professeur
Henri Broch, de l'Université de Nice, intéressé par l'étude scientifique des phénomènes paranormaux. "J'ai l'impression qu'on n'était pas les bienvenus. Mon opinion personnelle, c'est que ces archives doivent être très mal tenues, parce que le CNES s'en est toujours désintéressé et qu'il n'a jamais mené de véritables enquêtes sur le terrain", précise-t-il.
Notons néanmoins l'effort de travail que représente cette diffusion sur la toile : ce sont en effet plus
de 3 000 procès-verbaux de gendarmerie et plus de 100.000 pages qu'il a fallu numériser et traiter, pour en éliminer, comme le veut la loi, toutes les données nominatives.

A Ufocom, nous pensons  que ces dossiers semblent apporter au moins un élément intéressant. En effet,
selon J. Patenet, les canulars sont extrêmement rares: un cas avéré en 1979, peut-être deux à trois cas au total. "Le témoin d'un tel phénomène est sincère même s'il se trompe dans l'évaluation de ce qu'il a vu". Au Muy, en tous cas, ce n'était pas le cas !

(1) http://www.cnes.fr:80/web/4461-geipan.php 
(2) http://www.ufocom.org/pages/v_fr/m_news/YSillard_290905.htm
(3) Frédéric Garlan, Brève AFP,  27/12/2006. Rapportée également par le Figaro du 2 janvier 2007

Yves
Equipe Sciences
Janvier 2007


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