Surprenante vidéo filmée au col de Vence (Alpes Maritimes)

 


 

En septembre 2001, Joël Mesnard m'a confié une vidéo filmée  par Patrick L., le 2 avril 2001, au Col de Vence (Alpes Maritimes). Dans LDLN n° 362, paru en décembre, J. Mesnard relate ainsi les faits :

En plein après-midi (14h53), le décollage(vertical et très rapide) d'une boule blanche a été filmé à l'aide d'un camescope VHS. Le phénomène est visible sur une dizaine de vues successives. La distance est connue avec une assez bonne approximation, ce qui permet d'évaluer l'ordre de grandeur de l'accélération. Extrêmement bref, le phénomène (apparemment silencieux) n'a pas été observé directement. Il semble que le diamètre de la boule ait été de l'ordre de 1m.

En octobre, j'ai fait la connaissance de Patrick L. Je vais assez fréquemment dans la région niçoise pour des raisons familiales. A chaque fois, je ne manque pas de rencontrer Patrick. Nous sommes montés à différentes reprises au Col de Vence ensemble. J'ai passé de longues heures avec lui et nous avons échangé de passionnantes conversations. Je peux affirmer que Patrick n'est pas un affabulateur et encore moins un tricheur.

Simone, coordinatrice d'UFOCOM


Rapport de l’analyse de la vidéo

par
l'équipe ADV (Analyse des Documents Visuels) de l'UFOCOM
Alain H, Alain DH, Bertrand P, Simone B, Yves D

 

Préambule

- Viens voir une cassette que m’a prêtée Joël Mesnard. Elle est intéressante.

C’est ainsi que Simone, notre charmante coordinatrice, m’apprit l’existence de la vidéo du col de Vence.

La soirée était pluvieuse, nous nous apprêtions à entrer dans un automne qui s’annonçait froid. Des événements tragiques venaient de se produire… Je n’avais pas trop la tête à l’analyse de documents ovnis.

Et puis, quoi ? Nous avions, dans l’équipe ADV, déjà vu passer un certain nombre de documents vidéos qui s’étaient jusqu’à présent toujours révélés décevants. Il faut préciser que les informations contenues sur une bande vidéo sont, en général, pauvres en renseignements et difficiles à analyser.

Mais – à défaut d’être rapides – nous sommes consciencieux, à Ufocom. Aussi ne tardais-je pas à me rendre au domicile de Simone pour visionner le fameux document.

Je regardais le début de la cassette d’un œil distrait.

On y voyait un paysage aride, les quelques rares arbres présents étaient dépourvus de feuillage (la prise de vue est censée dater d’avril, à en croire l’horodatage).
L’analyse promettait d’être ardue.

- C’est à cet endroit, continua Simone, que tu vas voir le premier objet passer devant un hélicoptère.

Le plan avait changé. Nous étions toujours au Col de Vence, au milieu d’une sorte de clairière, et le vidéaste suivait l’évolution d’un hélicoptère. Je vis brièvement passer quelque chose dans le champ la caméra.

- La trajectoire de cet objet est trop régulière, fis-je, on ne va pas pouvoir en tirer grand-chose…

- Attends, répondit Simone, il y a encore un truc intéressant…

Le ballet de l’hélicoptère continuait à l’écran. Il faisait du sur-place, à très basse altitude, derrière un petit bosquet. On aurait dit qu’il cherchait quelque chose. Enfin, au bout d’une bonne dizaine de minutes, comme à regret, il quitta les lieux. Mais le vidéaste continuait à filmer le paysage. Il finit par faire un plan large du bosquet qui, un temps, avait masqué l’hélicoptère.

- Maintenant !

La séquence était terminée. Mon attention s’était un peu relâchée et je n’avais rien vu. Un retour en arrière au ralenti me permit de voir le deuxième objet : une boule lumineuse sortait du bosquet et s’élançait vivement vers le ciel. De moins c’était ce qu’il semblait à l’écran.

- Fascinant… C’est tout ce que je trouvais à dire alors que mon regard n’arrivait pas à s’arracher de l’écran.

Contrairement à mon impression initiale, nous avions là une vidéo très riche en informations. Et qui justifiait une analyse aussi sérieuse et fine que possible.

L’équipe d’Ufocom est heureuse de vous présenter le résultat de cette analyse. Nous espérons que vous voudrez bien considérer ce texte avec indulgence quant à ses imperfections et les éventuelles erreurs qui pourraient s’y trouver. Nous sommes des amateurs sans moyens qui essaient de fournir un travail le plus sérieux et professionnel que possible. Sans parti pris d’aucune sorte.

Technique

Le document se présente sous la forme d’une cassette VHS « Full size », codée en SECAM français. Compte tenu de la qualité réelle mais moyenne de l’image, il s’agit probablement d’une copie de 1ere génération d’un original, probablement SECAM également.

 

Contenu de l’enregistrement

Le document semble filmé un peu au hasard. Il comporte 3 séquences principales :

1. Un « objet » se promène derrière des rochers, au sol.

2. Un hélicoptère fait des recherches dans une clairière.

3. Après le départ de l’hélicoptère.

 

Analyse des séquences

Séquence 1

La séquence 1 présente le ballet bien étrange d’un l’hélicoptère.. La qualité moyenne des images de la copie en notre possession ne permet pas de lire l’immatriculation de l’engin. (Peut-être pourrions-nous l’extraire de la cassette originale). La connaissance de cette immatriculation permettrait de retrouver le pilote et, pourquoi pas, de simplement lui demander la raison de sa présence en ces lieux désolés…

En revanche, nous pouvons tenter d’identifier l’appareil.


Identification de l’hélicoptère

Still de l’hélicoptère de la vidéo

 
Sans l’ombre d’un doute, nous avons affaire à un EADS "Ecureuil", probablement un mono turbine. L’appareil semble posséder la livrée des hélicoptères de l’EDF


Hélicoptère EDF

On constate que les appareils EDF ont le nez équipé d’un appareillage leur permettant d’intervenir sur les lignes hautes tensions. Ce n’est pas le cas du nôtre.

Dans le secteur se trouve une compagnie privée, « Nice Hélicoptères ». Cette dernière dispose aussi d’appareils « Ecureuils » :


Hélicoptère de chez « Nice Hélicoptères »

Cette fois, la ressemblance est frappante. De plus, cette compagnie est basée en un lieu géographiquement proche du Col de Vence et dont la distance est compatible avec l’autonomie de ces appareils. Nous conclurons donc que l’hélicoptère de notre vidéo appartient à Nice Hélicoptère.

Analyse de la séquence 1
Revenons à notre vidéo. Au cours de cette séquence, un « objet » passe rapidement, en quelques images seulement, devant l’hélicoptère. La trajectoire de l’objet est linéaire et sa vitesse relativement constante.

La séquence réelle dure 8 images (40 ms x 8 = 320 ms, soit à peine 1/3 de seconde !). Nous avons reproduit ici 1 image sur 2.

Vue n°1 de l'hélicoptère

Vue n°2 de l'hélicoptère

Il n’y a pas grand-chose à dire sur l’objet. En l’absence de repère, il est impossible de dire, par exemple, s’il passe près ou loin de l’objectif de prise de vue de la caméra.

On peut toutefois avancer qu’il passe assez près de l’objectif. En effet, il paraît flou à l’image, défocalisé, alors que la mise au point est visiblement calée à l’infini.

On a donc très probablement affaire à un insecte (ou ROD) passant par hasard en même temps que l’hélicoptère dans le champ de prise de vue.

 

Analyse de la séquence 2
La séquence 2, juste après le départ de l’hélicoptère, montre une « boule lumineuse » qui, après un moment de sur-place, s’élève brutalement et silencieusement du bosquet autour duquel l’hélicoptère avait tourné. L’objet sort du champ en 4 images seulement.

 

On remarque deux choses. D’abord, l’objet sort manifestement du bosquet, ce qui donne l’échelle. Ensuite, cet objet accélère d’une manière importante avant de sortir du champ de la caméra. La séquence vidéo va nous permettre de mesurer le déplacement, en terme de vitesse et d’accélération.

Notes importantes : nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que c’est parce que nous pensons que l’objet surgit du bosquet que nous pouvons nous livrer à l’étude chiffrée ci-dessous. Dans le cas contraire, nous ne pourrions proposer aucune estimation valable. (Un appareil de prise de vues, comme l’œil humain d’ailleurs, ne donne que des informations angulaires comme expliqué dans un précédent article.)

D’autre part, lors de l’analyse, nous ignorerons une dimension – l’axe z orienté caméra/bosquet – car nous ne pouvons étudier que l’image projetée sur le plan du CCD de la caméra. De toute façon, un déplacement important de l’objet selon z ne ferait qu’augmenter des valeurs déjà considérables…

 Nous commencerons par la trajectoire projetée sur le plan du CCD. En marquant, image par image, la position du barycentre de l’objet et en le comparant à un détail fixe de l’image afin de s’affranchir du bougé de la caméra, on peut établir la trajectoire en x et y de l’objet:

A l’œil, la trajectoire semblait parabolique, ce qui était singulier.

Sur le graphe, on a représenté en abscisse (axe x) le numéro de la séquence d’images et en ordonnée (axe y) les coordonnées du barycentre de l’objet, exprimées en pixels.

On voit que l’objet bouge peu en x. Une régression polynomiale montre que la trajectoire en y est un peu plus complexe qu’une simple parabole…

Evaluons maintenant la dynamique de l’objet. Pour chiffrer vitesse et accélération, on a besoin d’une notion d’échelle. Nous avons considéré que l’objet sort du bosquet et, par ailleurs, nous savons que la cime des arbres se trouve à environ 10m de hauteurs (c’est vérifié). On peut ainsi évaluer le grandissement de l’objectif et déterminer la taille d’un pixel projeté dans le champ image. Il vient alors la vitesse et l’accélération de l’objet, d’image en image.


Il est hallucinant de constater que l’objet passe de la vitesse nulle à 160 m/s, soit 590 km/h, en 160 ms seulement.

Commentaires sur la séquence 2

Il faut d’abord s’assurer que la boule lumineuse n’est pas un artefact vidéo. Par exemple un reflet spéculaire dont le déplacement à l’image serait produit par le mouvement d’une lentille du zoom du caméscope. En étudiant attentivement la vidéo, l’on constate que la focale est stable pendant la séquence (le zoom n’est pas actionné). De plus, la caméra est relativement immobile à ce moment.

Ce n’est pas une preuve définitive, mais on peut donc penser que l’objet filmé est réel.

Ensuite, il faut envisager un phénomène naturel qui aurait pu engendrer une telle manifestation. On pense, par exemple, à la foudre en boule ou quelque chose du même genre.

Pourquoi pas ? Seulement, qu’est ce qui pourra expliquer l’accélération énorme – et nettement croissante – qui anime cette boule.

On continuera en considérant avoir affaire à un objet de fabrication humaine. L’accélération énorme (jusqu’à 186 G) ne plaide pas en faveur de cette hypothèse. Et, surtout, l’accroissement rapide de l’accélération de cet objet dans l’air libre nous dérange car ce comportement est hors de portée de nos moyens technologiques. Car s’il est possible de produire une telle valeur d’accélération (dans le fût d’un canon, par exemple), il n’existe pas – à notre connaissance – de procédés permettant d’appliquer une « accélération accélérée » à un corps.

Il faudra bien évoquer, pour finir, l’hypothèse ovni. Si, et seulement si, on a valablement rejeté les trois hypothèses précédentes. Le vidéaste aurait ainsi surpris un ovni « qui met les gaz » pour décoller prestement.

On croit distinguer que la boule voit son intensité lumineuse croître à mesure que son accélération augmente et qu’un léger panache la précède. Serait-ce l’effet d’un système propulseur?

Conclusion

L’étude de cette vidéo est extrêmement intéressante. Cependant nous n’avons pas le droit de commettre d’erreurs dans l’analyse de ce document. En effet, on est tenté d’affirmer que le phénomène filmé dans la 2ème séquence n’a pas d’explication rationnelle. Et ainsi d’avoir une preuve irréfutable de l’existence d’au moins un Objet Volant Non Identifié.

Dans ce contexte, on peut aussi se demander la raison de la présence d’un hélicoptère peu avant le moment du décollage de l’objet. La probabilité qu’il se soit trouvé là par hasard, et ce dans une contrée peu fréquentée, est dérisoirement faible.

Nous vous invitons à y réfléchir…

Alain DH
UFOCOM - ADV
Juillet 2002


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