L’étrange cas du Professeur " X "

Une ancienne enquête d'Aimé Michel
(
2 novembre 1968)

Présentée par J. Chelkoff et S. Brunie

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Le cas du Docteur X se trouvait dans les dossiers de l'ADEPS (l'Association pour la Détection et l'Étude des Phénomènes Spatiaux) qui a cessé d'exister à la fin de 1978 et dont José Chelkoff été secrétaire. Au moment du déménagement de cette association, ces dossiers ont été remis par son premier Président, Monsieur Alain Cesari, à Josée Chelkoff.

Depuis que nous avons eu connaissance de ce dossier, nous avons essayé, en vain, de retrouver les 7 photos prises par le Docteur X et qui sont un élément important du témoignage. Nous serions très reconnaissants envers toute personne qui pourrait nous aider à retrouver la trace de ces photos. 

Le cas du Docteur X a été exposé lors d'une émission "Mystères", présentée sur TF1 par Alexandre Baloud, le 11 décembre 1993. Participaient à cette émission: Jean-Yves Casgha qui, à l'époque, était rédacteur en chef de la revue "Mystères" , le docteur Jean-Luc Ayoun et Roger-Luc Mary, écrivain. La bande sonore de l'émission est téléchargeable (16 minutes). Deux petites séquences vidéo** de 35 secondes chacune, présentant l'apparition du triangle, filmées par Jean-Yves Casgha et son équipe en 1986, sont également téléchargeables en format Real Media (triangle_1 et triangle_2).

Concernant les faits, alors que Aimé Michel attribue au témoin le titre de Professeur, celui-ci est ensuite désigné comme le "Docteur X" par les autres auteurs, en particulier par Jacques Vallée dans  "le collège invisible" (J'ai Lu, n° A387,1981) puis "contraintes" (J'ai Lu, n°3381, 1992).  Bien que cela puisse paraître un détail sans importance, j'ai posé la question à Michael Lecomte, écrivain, qui a rencontré le Docteur X, et qui nous fournit la réponse suivante.

"A ma connaissance on ne doit pas attribuer au témoin le titre de professeur. Voici, concernant ce détail, un extrait du chapitre que j'ai consacré au Dr X mais que je n'ai jamais mis en ligne :

Avant de rappeler sommairement les faits, il serait bon de faire le point sur un détail qui n'est anodin qu'en apparence. Certains périodiques ufologiques français ont sous-entendu que le Docteur X avait usurpé le titre de médecin. On a dit par exemple qu'il n'avait exercé "que" la profession de dentiste. En réalité, il est non seulement médecin mais après avoir obtenu son doctorat il s'est engagé avec succès dans une spécialité : la stomatologie. Le Dr X est donc médecin-stomatologue (ces précisions m'ont été confirmées par le Conseil de l'Ordre des médecins).

Semer le doute sur le titre porté par un témoin est un moyen efficace pour discréditer son témoignage. Le Dr X a en effet subi - comme de nombreux témoins et chercheurs - les attaques d'une branche de l'ufologie qui se distingue par une pratique virulente de la dérision. Lorsque je lui ai demandé s'il en avait souffert, il m'a répondu que ça l'avait laissé indifférent et a précisé :

Lorsque vous vivez un événement aussi extraordinaire, il y a deux réactions possibles : ou on vous accuse de mythomanie, ou on vous prend au sérieux. En réalité, ce sont ceux qui m'ont cru qui m'ont causé le plus de soucis !". Comme j'exprimais de l'étonnement, mon interlocuteur a précisé : "On m'a pris pour un extraterrestre ! On a cru que cette expérience m'avait donné des pouvoirs surhumains !"

Michael Lecomte conclut en précisant : "Le Dr X m'a dit que le triangle n'apparaissait plus (il a tenu trente ans) mais qu'il le sent intérieurement. Je ne me souviens malheureusement plus de ce qu'il m'a dit concernant son fils."

Vous pourrez comparez le récit d'Aimé Michel sur ce cas, présenté ci-dessous, à l'interprétation donnée par le zététicien Eric Maillot à l'adresse:

                             http://www.zetetique.ldh.org/drx.html

Et vous faire un idée de la personnalité de Aimé Michel:

                             http://www.ufocom.org/UfocomS/AimeMichel.htm

Simone Brunie
ufocom@wanadoo.fr

** Il est possible de télécharger la version gratuite de RealOne Player à partir de l'adresse: http://france.real.com/freeplayer_r1p.html

 


 

Le cas qui est relaté ci-dessous est l’un des plus compliqués et des mieux observés de tous ceux qui ont été portés à la connaissance des enquêteurs français au cours des vingt dernières années. Naturellement, mon analyse ne traitera que de l’aspect physique – probablement les moins importants – du phénomène. Certains autres aspects, plus difficiles à appréhender, sont en train de prendre corps et pourront être publiés plus tard – du moins si les enquêteurs obtiennent des résultats significatifs.

De même, j’omettrai les contextes historiques et géographiques : il est frappant de constater que des objets similaires à ceux décrits par le professeur X ont été vus le même jour en Espagne et le soir du jour précédent, et encore au Maroc le 7 décembre 1968, puis au Pérou le 9 décembre. Il est frappant aussi d’apprendre que tous ces incidents se seraient produits au même moment de la nuit. Mais ces similitudes ne seront pas examinées dans le présent article.

 

I – LES TEMOINS

  1. – Le professeur X
  2. Il tient une importante position officielle dans une ville du sud-est de la France et insiste, pour cette raison, à garder l’anonymat. Il est né en 1930. Education universitaire (doctorat), il est extrêmement qualifié en biologie. Musicien de talent (nous verrons plus loin que ceci n’est pas sans importance). Aucune connaissance spéciale en mathématiques.

    J’ai fait la connaissance du Pr. X il y a déjà longtemps, dans un club fréquenté par des amis d’enfance. C’est un individu sensible, discret, intellectuellement très actif, du type introverti. Vue : 10/10 aux deux yeux.

    Pendant la guerre d’Algérie, il fut blessé par une mine, le 13 mai 1958. Dans le coma durant 24 heures, diagnostic radio : hématome sous-dural de la région occipitale gauche, avec possibilité de fracture. Hémiparésie de la totalité du côté droit avec paresthésie, changement dans le tonus musculaire et crises intermittentes avec contractures thoraciques. Il est envoyé d’hôpital en hôpital jusqu’en octobre 58. Il a perdu 20 Kg sur 70. Après avoir quitté l’hôpital, il reprend lentement son poids normal mais conserve une hémiparésie droite et un haut degré de fatigabilité du côté droit (jambe et bras) ; la position debout lui est difficile et il lui est impossible de se tenir en équilibre sur le pied droit. De même, le tonus des muscles de la main droite est altéré, lui causant, à son grand regret des difficultés pour jouer du piano. Marié, père d’un bébé né le 27 juin 1967, de sexe masculin.

    Le 29 octobre 68, vers 14 heures, le Pr. X était en train d’essayer de couper une bûche avec une hache, quand un faux mouvement de sa part fit dévier l’instrument qui lui-même projeta violemment la pièce de bois contre son tibia gauche. Blessure superficielle, à 13 cm au-dessus de la cheville, mais avec une veine écrasée et formation rapide d’un gros hématome et d’une enflure. Sous l’effet de la douleur, il s’évanouit.

    Il est important de suivre le développement de cette blessure jusqu’à la nuit de l’incident. Traitée immédiatement avec des anti-inflammatoires, des antibiotiques et des analgésiques, l’enflure disparaît, ou plutôt, pour être plus précis, descend vers le pied. Prescription médicale : immobilité pendant quatre jours, extension de la jambe.

    Mercredi 30 octobre 68 : pied gonflé, lourdeurs, sensations de picotements, fatigue générale.

    Jeudi 31 octobre : pied " comme du plomb ", impossibilité de rester debout, picotements, douleur lancinante.

    Vendredi 1er novembre : l’enflure commence à disparaître, mais la douleur persiste, crampes dans le mollet.

    Nuit du 1 au 2 novembre : aucun changement.

  3. – l’enfant
    C’est le second témoin, ce qui est intéressant étant donné son âge : 14 mois au moment de l’incident. C’est un enfant curieusement précoce : il marchait à 9 mois et une semaine ; premières dents à 3 mois et demi au lieu de 6 mois en moyenne ; en avance de 6 dents sur la normale. Vitalité débordante, dort peu, se réveille souvent pour demander à être alimenté.

 

II L’INCIDENT

  1. – Pendant la seconde moitié de la nuit du 1er au 2 novembre, le Pr. X, dormant dans la chambre 1 (voir plan ci-annexé), est réveillé par les appels de son fils (les appels et non des cris) et il reconnaît l’onomatopée par laquelle le bébé désigne tout ce qui est brillant, une sorte de " rho !rho ! " que j’ai moi-même entendu quelques jours plus tard quand le bébé me montrait le feu dans la cheminée.
  2. Sa femme continuant de dormir, le Pr. X se lève avec difficulté, sans allumer, et traverse le corridor entre les chambres 1 et 2. A ce moment là, bien que n’y attachant pas grande attention, il voit qu’un orage est sur le point d’éclater. Il trouve son fils dressé dans son berceau et disant " rho !rho ! ", en pointant son doigt avec excitation vers la fenêtre.

    Les volets sont clos et de facture solide, mais des fentes sur les côtés et au-dessus permettent de voir la lumière intermittente de ce que le Pr. X croit tout d’abord être des éclairs. Plus tard, il se rappellera que les éclairs étaient plus fréquents que les coups de tonnerre et étaient périodiques ; mais sur le moment il n’y attache aucune attention, son esprit étant occupé par sa jambe, qui lui fait mal, et le désir de calmer son fils aussi vite que possible afin de regagner son lit. Tandis qu’il allume l’électricité, il pense qu’il y a un vent violent car il entend la pluie frapper les murs, les tuiles et les persiennes.

  3. – Il prend le biberon vide dans le berceau et se rend dans la salle de bains (voir plan, figure 1, chambre 3), le remplit de 40 g d’eau et revient dans la chambre 2. Il le donne à son fils qui se calme puis il éteint la lumière, il sort et referme la porte, se disant qu’il ferait bien d’aller voir quel volet mal arrimé est en train d’être secoué par le vent.

Il décide d’y aller, allume et traverse le couloir en direction de la salle de séjour (pièce 4), là où tous les bruits de la maison peuvent être perçus ; il donne de la lumière, lève le rideau de la cheminée, supposant que c’est peut-être une tuile perdue et il trouve que le bruit vient de l’étage supérieur, au-dessus de la cuisine (pièce 5).

Du living-room, un escalier conduit directement à une galerie terminée par la chambre 6 qui est directement au-dessus de la cuisine.
Il monte péniblement les escaliers, atteint la chambre 6 et, pour la première fois, voit le paysage alentour, car ici, bien que les fenêtres soient fermées, les volets sont ouverts et rabattus contre la façade de la maison.

Il découvre maintenant que la partie de campagne vue depuis sa maison est illuminée à intervalles réguliers – avec une périodicité d’environ une seconde – par des éclairs lumineux très puissants qui illuminent la vallée et les montagnes au-delà de la rivière, sur une distance de 3 ou 4 km La couleur et l’intensité de la lumière sont celles de la pleine lune. En même temps, il réalise que ce ne sont pas des éclairs d’orage, car il n’y a plus du tout de tonnerre. Mais la source de lumière reste invisible. Ces flashes lui donnent l’impression de ne pas être instantanés, mais de durer une fraction de seconde. Entre deux flashes, l’obscurité est totale.

La pluie continue de ruisseler. Le Pr. X ouvre la fenêtre en grand et se penche pour assujettir les volets et, par la même occasion, il essaye de déterminer d’où viennent ces éclairs. Il ne trouve pas la source mais l’ombre projetée par les flashes lui indique que cette lumière se trouve derrière la maison (c’est-à-dire vers l’ouest), ni très haute, ni très basse.

Il ferme les volets et redescend dans la salle de séjour, souffrant toujours de sa jambe. Puis, de là, il se rend dans la cuisine (5).

Son attention et sa curiosité sont à ce moment quelque peu aiguisées. Il voudrait bien savoir ce que signifie cette lumière mais, par-dessus tout, il voudrait retourner au lit e se rendormir. Toutefois, il va dans la cuisine dont la fenêtre (7) sans volets donne sur le sud-sud est, dans la direction de la vallée et, pense-t-il, pourra-t-il, de là, voir la source des éclairs.

Lorsqu’il entre dans la cuisine, son premier regard tombe sur la pendulette électrique qui montre 3h55 (jusque là, il ignorait quelle heure il pouvait être). Sa curiosité était faible car son premier mouvement fut d’ouvrir le réfrigérateur, de remplir un verre d’eau fraîche et de la boire, avant d’aller à la fenêtre.

La scène qui se présente depuis la fenêtre (pièce 7) montre que la source de lumière est encore plus loin sur la droite, car le coin de la maison le masque. Cette source lumineuse doit être localisée et pas très éloignée vers l’ouest, car bien que le paysage soit violemment éclairé sur plusieurs kms, le décor lointain à 10 kms reste plongé dans l’ombre. Il est vrai qu’à ce moment là, la pluie commence à faire rage.

Aussi retourne-t-il dans la salle de séjour (4), en marchant toujours péniblement. Dans cette pièce se trouvent deux fenêtres à la française, à double battant (9 et 10), qui donnent sur la terrasse et en direction du S-SE. Elles sont fermées, ainsi que les solides volets en bois qui les protègent. Le Pr. X s’approche d’une des fenêtres et l’ouvre en grand, ainsi que les volets.

Il est important de noter que tous ces mouvements, du moment où il quitte la chambre de son fils, ont été exécutés en pleine lumière. Lorsqu’il ouvre la porte-fenêtre donnant sur la terrasse, cette dernière est donc visible de loin comme un grand rectangle illuminé.

Maintenant, laissez-moi préciser la position de la maison car, pour des raisons compréhensibles, la carte de la région ne peut être publiée. Le Pr. X habite sur le versant d’une colline qui, vers le sud, d’une hauteur de plusieurs dizaines de mètres, domine une petite plaine de plusieurs kilomètres carrés où, parmi les anciennes fermes dispersées ça et là, commencent à s’implanter les constructions récentes de la ville proche. Au nord, la plaine est dominée par la petite rangée de collines sur l’une desquelles la maison est construite et, au sud, elle est dominée par toute une série de collines de plus en plus hautes en direction du S-SO. A l’ouest, la colline sur laquelle la maison est construite descend doucement jusqu’à la rivière et ainsi délimite la plaine de ce côté-ci. Les photographies vous permettront de mieux comprendre la situation des lieux.

III. Commencement de l’observation

Les photos permettront également de comprendre l’ordre dans lequel se sont produits les évènements. Elles ont été prises six jours plus tard, du point exact où se trouvait le Pr. X, à 3h55, au cours de la nuit du 1er au 2 novembre 1968. Nous allons suivre maintenant l’ordre précis dans lequel ces évènements se sont succédés.

Donc, le Pr. X ouvre la porte-fenêtre. La pluie qui tombait à seaux quand il était dans la cuisine s’est maintenant arrêtée à l’exception de quelques gouttes. Le Pr. X porte un pyjama et un tee-shirt sous la veste du pyjama. La veste du pyjama et le tee-shirt s’arrêtent légèrement au-dessus du nombril ; il est nu-tête.

Il regarde tout de suite vers la droite et saisit alors la scène montrée sur la photo n°1 : deux objets lumineux, identiques, dont l’un, à droite, semble un petit peu plus réduit et légèrement au-dessus et en retrait.

  1. Description des objets dans la position montrée sur la photo n°1 :
  2. Ces objets donnent au témoin l’impression d’être soit deux cigares, soit deux objets circulaires vus de profil (à ce moment, il est incapable de préciser quelle est la bonne hypothèse) Chaque objet consiste en deux parties superposées et symétriques de chaque côté d’une ligne horizontale, bien que la portion supérieure semble un peu plus épaisse.

    La couleur de la partie supérieure : un blanc argent très lumineux mais peut-être un peu moins que la pleine lune. La couleur de la partie inférieure est rouge foncé, un peu comme un coucher de soleil, un peu plus brillant au-dessus qu’en bas. Aucune structure ne peut être distinguée, que ce soit dans la partie brillante ou dans la partie rouge sombre. Aucune variation.

  3. Les " Antennes "
  4. Au moment de la photo n°1, le témoin peut distinguer quatre antennes, deux sur chaque objet. Chacun des objets porte une antenne verticale, de la même couleur et de la même luminosité que la partie supérieure. Leur longueur est apparemment égale à l’épaisseur totale de l’objet. Les bases de ces antennes sont plus épaisses.

    Les deux autres antennes, de même couleur et brillance et, semble-t-il, de même longueur, sont plus minces et ne paraissent pas élargies à leur base. Elles sont vues en silhouettes, sur la partie rouge sombre de chaque objet et font légèrement saillie de chaque côté. Leurs bases sont à la jonction des parties supérieurs et inférieures. Elles sont parallèles et pointées légèrement à gauche du témoin. A ce moment de l’observation, une antenne horizontale est visible sur chacun des objets, toute autre antenne possible étant cachée par ceux-ci.

  5. Le faisceau de lumière 
  6. La partie centrale inférieure de chacun des objets est un faisceau cylindrique et vertical de lumière, très brillant sur la totalité de son parcours, beaucoup plus que ce que le témoin pouvait penser d’un faisceau lumineux ordinaire. Un faisceau illumine la brume orageuse qui stagne dans la vallée. La source de chaque faisceau n’est pas discernable. Le pied de chaque faisceau plonge derrière la crête de la colline et par conséquent, l’effet lumineux sur le sol n’est pas visible.

  7. Activité

Les deux objets répètent à l’unisson un cycle lumineux avec une période estimée par le témoin à une seconde. Il commence par un flash blanc qui donne au témoin l’impression qu’il rentre dans l’objet par les antennes externes, c’est-à-dire par les deux verticales, les antennes horizontales visibles de l’objet situé à gauche, et un point invisible situé derrière l’objet se trouvant à sa droite. Ces flashes, quoique brefs, ne sont pas instantanés.

Presque au même moment, mais pas tout à fait en même temps que les éclats précédents, un autre flash éclate entre les deux objets, joignant le bord de l’antenne horizontale de l’objet situé à droite, avec un point invisible situé à l’arrière de l’objet de gauche et légèrement à la droite de la base de l’antenne verticale de ce dernier et, par conséquent, correspondant précisément au point, également invisible, d’où jaillissaient les flashes précédents sur l’objet situé à sa droite. Le témoin dit qu’il a eu la forte impression que le flash qui jaillissait entre les deux objets était la conséquence des flashes externes, comme s’il était une répercussion de ceux-ci. Il eut aussi l’impression que l’illumination des flashes externes n’était pas simultanée sur toute la longueur des antennes, amis se propageait d’une manière centripète. Il dit : " il m’a semblé que les deux objets ‘suçaient’ l’électricité atmosphérique et que je pouvais la voir entrer par les antennes puis exploser entre les deux objets, l’ensemble de ces phénomènes produisait une seule impression lumineuse. "

Les flashes, externes aussi bien qu’intermédiaires, sont blancs, non éblouissants et sont silencieux. La forme qu’ils prennent est une légère prolongation des antennes en ligne droite, sans étalement, et avec un léger mouvement vibratoire. Leur intensité est la même que celle des faisceaux lumineux verticaux.

IV. DE LA PHOTO N°1 A LA PHOTO N°2

Les deux objets continuent leur mouvement dans la même direction et à la même vitesse apparente. Leur position respective sous-entend une modification : l’objet situé à droite émerge de plus en plus derrière son compagnon. Ce mouvement, qui est peut-être seulement un changement dans la perspective, combiné avec le déplacement vers la gauche, permet au Pr. X de voir une deuxième antenne horizontale identique à la première, apparaissant sur chaque objet. Puis les deux objets font une rotation sur leur axe, les deux antennes horizontales se projetant de chaque côté. Le témoin découvre maintenant que les antennes externes horizontales jouent, dans leur activité lumineuse, le même rôle d’absorption que les antennes intérieures, échangeant le second flash de chaque cycle sans qu’il soit possible de déterminer quelle est la direction de propagation, et que les quatre antennes horizontales semblent se trouver sur une même ligne droite, qui est apparemment parallèle à la trajectoire des deux objets.

V. DE LA PHOTO N°2 A LA PHOTO N°3

Les objets continuent de se déplacer vers la gauche dans la même position relative, mais leur taille apparente s’est accrue.

Le spot au sol du faisceau de l’objet de gauche est maintenant bien visible et le témoin suit facilement son passage à travers le paysage, chaque flash fixant, pour ainsi dire, une photo dans sa mémoire.

Lorsque les deux objets arrivent à la position légèrement avant la position indiquée sur la photo n°3, les spots des deux faisceaux lumineux deviennent visibles simultanément. A ce moment, les deux objets commencent une nouvelle manœuvre qui consiste à se rapprocher l’un de l’autre. Tandis que tout à l’heure s’accroissait leur éloignement angulaire en même temps qu’augmentait leur dimension apparente, les deux spots, maintenant visibles, commencent à se rapprocher l’un de l’autre. ce rapprochement s’effectue sans que cesse le mouvement des deux objets vers la gauche et leur grossissement angulaire. Malgré cela, le Prof. X ne perçoit encore aucune structure sur les objets.

VI. DE LA PHOTO N°3 A LA PHOTO N°4

Le mouvement vers la gauche continue en même temps que croît la dimension angulaire. En suivant des yeux les spots dessinés au sol par les faisceaux lumineux, le Pr. X réalise que cet accroissement en taille apparente correspond en fait à une approche dans sa direction. Les flashes continuent de jaillir, tandis que l’éclair intermédiaire devient de plus en plus court. Dans la position montrée sur la photo n°4, les deux antennes intérieures sont sur le point de se toucher.

A ce moment, le témoin observe un fait nouveau : les spots au sol des deux objets se rejoignent, ne formant plus qu’une seule tache lumineuse. Un court instant après, ou en même temps, les deux antennes des bords internes se touchent et, instantanément, toute activité lumineuse cesse sur toutes les antennes qui restent cependant lumineuses ; l’obscurité retombe sur la campagne.

VII. DE LA PHOTO N°4 A LA PHOTO N°5

Les antennes internes s’interpénètrent et disparaissent complètement quand les deux objets viennent en contact. Ce contact se transforme sans discontinuité, en une interpénétration progressive ou unification, tandis que le mouvement général vers la gauche se poursuit. Les faisceaux lumineux, maintenant réunis en un seul, glissent de plus en plus vers la gauche, en direction du témoin. Les objets lui apparaissent comme énormes.

VIII. PHOTO N°6

Il n’y a maintenant qu’un seul objet, absolument identique aux deux précédents, excepté pour un détail. Au moment précis de leur entière " unification ", le Pr. X voit pour la première fois " quelque chose qui bouge " dans la portion rouge (partie inférieure) de l’objet. En même temps, le mouvement de translation vers la gauche s’arrête et l’objet commence à venir droit vers le témoin, grandissant rapidement, tandis que le faisceau lumineux trace un chemin dans la campagne en direction de la maison, et les structures mouvantes de la partie inférieure deviennent de mieux en mieux visibles. L’objet croit de telle sorte qu’il devient énorme.

IX. PHOTO N°7

L’objet et le faisceau s’arrêtent. Le faisceau éclaire une aire circulaire bordée sur la gauche par le bord du toit de la seconde maison à gauche et, sur la droite, par le bord du toit d’une autre maison voisine. Le croquis de l’objet (ci-joint) a été fait par le témoin qui, toutefois, pense qu’il l’a placé trop à gauche et trop bas (n’oublions pas qu’après la position n°4, le paysage a été plongé dans l’obscurité)

X. L’OBJET

Lorsque l’objet s’arrête, les antennes latérales sont vues comme des prolongations de la jonction des deux portions, inférieure et supérieure, " comme un poulet sur son perchoir ", dit le Pr. X. Bien entendu, le témoin a l’impression que, juste en face de lui, la portion inférieure de couleur rouge sombre est protubérante, la parie supérieure blanchâtre ne présente rien de particulier que ce soit du point de vue couleur ou brillance. L’antenne supérieure en est, sans aucun doute, une extension. Le système d’où émane le faisceau lumineux a l’apparence d’une couronne rayée, sur laquelle le Pr. X peut compter six sections sur la partie visible, limitées par des rayures noires. Ces sections lui apparaissent avec la distorsion due à la perspective, larges au centre et s’amenuisant vers les bords.

Mais c’est la partie inférieure rouge qui présente les particularités les plus intéressantes. Cette partie était, elle aussi, divisée en " sections " mais, semble-t-il, en parfaite violation des lois de la perspective. Sur les onze sections visibles, cinq (les sections paires) étaient traversées de haut en bas toutes les quatre secondes par une ligne horizontale noire " comme des lignes qui se déplacent sur un écran de télévision lorsqu’on le règle " Ces lignes mouvantes qui descendent apparaissent plutôt comme un trait de couleur plus foncé. Le témoin ne trouve aucune coordination entre les mouvements respectifs de ces lignes. Il lui semble, mais ce n’est qu’une impression, que lorsqu’une ligne disparaît en bas, une autre apparaît en haut sur une autre portion. Toute la partie rouge sombre de l’engin donne l’impression d’être en métal incandescent ou d’une illumination interne.

Bien que toutes ces animations de la partie rouge de l’objet semblent se faire en violation des lois de la perspective, les bandes verticales étaient plus larges au centre.

XI. LE PROJECTEUR

Le témoin ne se rappelle pas combien de temps a duré cette activité de la portion inférieure, car il a été obsédé par ces lignes qui défilent. Après une période qui lui semble longue et durant laquelle l’objet resta absolument immobile, il voit le projecteur se déplacer dans sa direction, lentement au début, sur une distance de quelques mètres, éclairant un à un les poteaux téléphoniques. Ce mouvement du projecteur n’était pas le résultat de l’approche de l’objet, mais de sa rotation sur son axe ainsi que l’axe formé par les deux antennes horizontales, ce qui a pour effet de faire basculer la partie inférieure et de montrer ainsi toute sa surface. Tout à coup, ce basculement se fait rapidement et le Pr. X reçoit le faisceau lumineux qui l’éclaire tout entier ainsi que, probablement, le reste de la maison. La durée totale de la rotation a été brève, de l’ordre d’une seconde. Toutefois, le Pr. X a eu le temps d’observer cette partie inférieure qui était circulaire et divisée en sections radiales. Il ne se rappelle plus si on voyait également des lignes se mouvoir dans ces sections. Il a eu l’impression que la couronne d’où émergeait le faisceau lumineux avait sa périphérie qui grossissait alors que l’objet s’inclinait. Au moment où le faisceau l’atteint, le témoin, très effrayé, couvre instinctivement sa figure avec ses bras.

XII. LA DISPARITION

Au moment où l’objet présente sa partie inférieure verticalement, on entend le seul bruit de cette observation, c’est-à-dire une sorte de " bang ", suivant le témoin, tandis que l’objet se dématérialisait ", ne laissant derrière lui que sa forme vaporeuse, blanchâtre, en train de se déformer, emportée par le vent. En même temps, que le " bang " et que l’apparente dématérialisation, vint, du centre occupé jusqu’alors par l’objet, une sorte de fil très lumineux, fin, blanc, qui monta verticalement en une fraction de seconde vers le ciel, formant apparemment à une altitude de plusieurs centaines de mètres une petite tache lumineuse qui disparut elle-même avec le bruit d’un feu d’artifice.

XIII. LE CHOC

L’obscurité retombe maintenant sur la vallée et le témoin est en état de choc nerveux. Il rentre tout de suite et regarde la pendule déjà mentionnée : il est 4h05. Dix minutes se sont écoulées depuis sa première visite à la cuisine. Il prend un carnet et note quelques détails de son observation, avec des croquis. Puis il va réveiller sa femme pour lui dire ce qu’il a vu. Tout à coup, Madame X s’écrit : " ta jambe ! "

Et en fait, le Pr. X, qui marche de long en large avec excitation tout en racontant son histoire, a complètement oublié sa blessure. Sidéré, il retrousse sa jambe de pyjama : la blessure est guérie et l’enflure a disparu ainsi que la douleur. Et elles ne reviendront pas. A l’occasion de sa première visite, cinq jours plus tard, j’ai, comme Saint Thomas, mis ma main sur la blessure et senti le périoste cicatrisé (le cal de l’os) : tout ceci était aussi insensible qu’une très ancienne blessure, bien que le certificat médical atteste que la présence de l’épanchement et de la blessure jusqu’au moment de l’incident.

XIV. AU SOMMEIL DU 2 NOVEMBRE

Le Pr. X et sa femme parlent de l’incident durant plus d’une demi-heure, puis ils retournent se coucher. Dix minutes plus tard, le Pr. X s’est endormi et commence à parler dans son sommeil – quelque chose qui ne lui est jamais arrivé jusqu’à présent. Sa femme écoute un moment, puis, trouvant que ce qu’il dit a un rapport avec l’incident, elle donne de la lumière, prend un carnet et un crayon et prend des notes. En particulier, elle note cette phrase : " le contact sera établi de nouveau en tombant en bas de l’escalier le 2 novembre " Vers 7h10, le Pr. X s’arrête de parler. Madame X éteint et se rendort.

Elle se réveille à dix heures et, voyant que son mari est encore en train de dormir, elle prend garde de ne pas le réveiller. Il dort ainsi jusqu’à 14 heures. Quand il finit par sortir de sa léthargie, Madame X. lui demande s’il se sent bien. " Très bien ", répond-il.

" Tu devrais écrire à Michel et lui demander de venir te voir " dit-elle. La réponse du Pr. X est telle que sa femme réalise qu’il ne pense pas à Aimé Michel, mais à un autre Michel. Il ne voit pas de quoi elle veut parler : il ne se souvient de rien. Alors sa femme lui montre ses notes et les croquis faits de sa propre main. Il les regarde avec effroi, se demandant comment il ne peut se rappeler quelque chose d’aussi extraordinaire.

Sa femme n’insiste pas car elle est également effrayée et elle ne lui dit pas ce qu’il a raconté durant son sommeil.

Dans le courant de l’après-midi, le Pr. X fait une chute inexplicable dans l’escalier de la salle de séjour. " J’ai eu l’impression d’un croc-en-jambe ", dira-t-il plus tard.

Au cours de sa chute, il reçoit un coup sur la tête et d’un seul coup, la mémoire lui revient.

XV. LE TRIANGLE

Dans les jours qui suivent, le Pr. X a l’impression –en laquelle il ne veut pas encore croire – que toutes ses séquelles de la guerre d’Algérie – qui sont restées inchangée au cours des années – ont complètement disparu. Le choc nerveux qui a suivi les évènements du 2 novembre est si pénible qu’il tombe malade et ne peut être sûr de leur disparition qui, toutefois, semble être un fait bien établi. Lorsque je lui rends visite, le 8 novembre, je trouve qu’il a perdu du poids et qu’il a les traits tirés.

Ce même jour, des crampes et une douleur apparaissent dans la région ombilicale. Elles persistent, plus ou moins vives, pendant toute la semaine. Le matin du 17 novembre, il commence à sentir une démangeaison autour du nombril et une pigmentation cutanée rouge, à l’apparence striée, se développe dans cette région.

Le 18 novembre, dans la mi-journée, la pigmentation a pris sa forme définitive, celle d’un triangle isocèle parfait avec des contours bien définis, mesurant 17 cm de base et 14/15 cm de côté. En même temps, la sensation de démangeaison cesse complètement. De plus en plus alarmé par ce phénomène, lui et sa femme me téléphonent. Ce triangle n’a certainement aucun précédent connu dans les annales de l’Ufologie, mais je me rappelle les cas d’irradiation rapportés à plusieurs occasions. Je lui demande de se soumettre à un examen médical approfondi. Ce qui est fait le jour même et c’est ce jour-là que seront prises les photographies ci-contre.

L’examen médical est négatif : le dermatologue ne peut trouver aucune explication à ce phénomène qu’il considère si intéressant et si inhabituel qu’il veut faire une communication à l’Académie de Médecine !

Le Pr. X, qui ne désire pas une telle publicité, arrive à l’en dissuader. Il m’informe par téléphone du résultat de l’examen médical. Je fais de mon mieux pour le rassurer et je tente ma chance en lui proposant une explication psychosomatique. Il avait eu, en fait, un rêve étrange durant la nuit du 13 au 14 novembre, rêve dans lequel le triangle jouait un certain rôle en association avec l’objet du 2 novembre. Je lui dis : " pas de doute, c’est votre propre anxiété qui a pris cette forme et s’est fixé sur une partie de votre corps qui se trouvait momentanément souffrante. Ces pseudo stigmates surviennent parfois et ont été étudiés " Avec difficulté, il accepte cette explication qui peut lui être d’un grand soutien dans la période de fatigue nerveuse qu’il traverse. Mais je ne crois pas à ce que je lui dis, pas le moins du monde.

Le jour suivant, il me téléphone et dit : " je crois que vous devriez abandonner toute explication psychosomatique, le même triangle est apparu la nuit dernière sur l’estomac de mon fils. Il est du même aspect que le mien et est situé exactement au même endroit. Il ne semble pas douloureux car il n’y fait pas attention "

Je vais cesser mon récit à cet endroit, bien que ce ne soit pas la fin. J’en ai assez dit au lecteur pour qu’il réalise que la divulgation de l’histoire en sa totalité est impossible, étant donné la personnalité de la victime et la nature des phénomènes observés. Si je n’avais pas été un ami du Pr. X, ce cas serait passé inaperçu et n’aurait pas été rapporté.

 

D’autres évènements se sont produits depuis dans la maison du Pr. X :

" C’est qu’ils ne sont pas loin ", dit-il " lorsque la marque s’avive "

 

Il n’y a pas de conclusion puisque des faits similaires continuent de se produire au moment même où je fais ce récit.

Aimé Michel

 


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