AIR FORCE NEWS

981264. Les origines du corps expéditionnaire aérospatial (EAF)

par le Général Michael E. Ryan
Chef d'état-major de l'armée de l'air
Service d'information de l'armée de l'air

le 25 Août 1998

WASHINGTON (AFNS) -- Depuis que le secrétaire d'état de l'Armée de l'Air F. Whitten Peters et moi avons annoncé, il y a deux semaines, notre intention de transformer au 21ème siècle l'Armée de l'Air en un corps expéditionnaire aérospatial, nous avons reçu beaucoup de courier en réponse à notre projet. D'une manière unanime, les aviateurs et les personnes extérieures à l'Armée de l'Air ont réagi avec enthousiasme à cette nouvelle.

Néanmoins, un critique a constaté que notre vision d'un corps expéditionnaire aéroporté était une solution précipitée dans nos efforts pour résoudre le problème des temps d'interventions trop élevés. En fait, le concept de l'EAF devait être élaboré en huit ans. Depuis la fin de la guerre du Golfe, nous avions lutté de multiples manières pour répondre au nombre croissant d'évènements qui exigent de déployer des forces dans le monde entier tout en maintenant un service de bonne qualité sur les bases d'où sont déployées ces forces . Ce défi a payé un lourd tribu à nos troupes, en l'occurence à ceux que nous envoyons sur des sites éloignés mais aussi à ceux dont la charge de travail sur place est augmentée pour compenser l'absence de leurs partenaires.

Il y a six mois, nous avons chargé un petit groupe de reflexion pour tirer des leçons des huit dernières années afin de concevoir un nouveau modèle pour satisfaire les demandes des défis d'aujourd'hui. Les conditions fondamentales étaient franches. Nous avons voulu:

-- fournir, grâce à des militaires commandants en chef une force adpatée au bon endroit au bon moment, que les interventions soient humanitaires ou militaires.

-- réduire les temps d'intervention en développant plus de stabilité et de prévisibilité, c'est dans cette voie que nous préparons nos forces à répondre à ces éventualités.

-- profiter pleinement des contributions essentielles de la force armée toute entière -- service actif,civils, réservistes, et contrôleurs aériens.

L'idée soulevée par ce groupe de réflexion -- le concept de l'EAF et le corps expéditionnaire aérospatial qui nous permettront de fournir la puissance aéroportée rapidement et d'une manière décisive, n'importe où et n'importe quand -- traduit chacun de ces buts. Huit ans d'expérience et six mois d'étude intensive -- c'était tout sauf une solution précipitée.

Maintenant nous maintenons tous nos efforts pour s'assurer que nos troupes comprennent entièrement ce concept et comment il les affecte. Comme nous l'avons annoncé il y a deux semaines, beaucoup de détails de notre plan restent à développer. La mise en place des AEF (corp expéditionnaire aérien individuel) à partir de la force armée toute entière est un énorme défi, et nous ne n'avons pas encore toutes les réponses. Bien que nous ayons une assez bonne idée de la manière de le faire, nous attendons une décision finale pour Décembre.

Nous avons bien avancé grâce au niveau de détails et à ce point (d'avancement) nous sommes confiants, et il a été bien documenté:

-- L'EAF global se composera d'environ 10 AEF(corp expéditionnaire aérien individuel). Ces unités devront rester en alerte ou être déployés sur des périodes pouvant s'étaler jusqu'à 90 jours tous les 15 mois. Deux AEFs resteront constamment en alerte. Les études sur les déploiements de l'Armée de l'Air au cours des cinq dernières années indiquent que ces forces devraient être suffisantes pour répondre à n'importe quelles crises internationales qui se produisent lorsqu'elles sont déjà en alerte.

-- nous projetons de créer environ 5.000 positions de soutien des forces déployées ainsi que les bases d'origine en assignant de nouvelles affectations aux spécialités moins susceptibles d'être déployées. Les nouvelles positions seront reparties au travers des installations de l'Armée de l'Air, en utilisant de petits effectifs pour soulager les forces de soutien d'un ryhtme stressant.

-- nous mettrons ce concept en service au 1er janvier 2000.

La synchronisation de notre annonce peut ne pas être évidente en soi. Nous avons intentionnellement décidé de donner le mot avant que chaque détail n'ait été définitif. Généralement, l'Armée de l'Air attend que les mesures nouvelles de ce genre soient approuvées à tous les niveaux avant d'annoncer le projet. À mon avis, ce retard a souvent créé, parmi nos troupes, la sensation que les chefs de l'Armée de l'Air étaient ignorants de leurs soucis ou, pire encore, s'en rendaient compte mais ne faisaient rien pour améliorer la situation.

Bien que cette sensation soit inexacte, je me suis engagé à ce que cela ne se produise jamais tant que je serais chef. Sous ma surveillance, je partage et partagerais toujours avec nos troupes -- par l'intermédiaire du commandement -- ce que nous sommes résolus à faire pour adresser leurs soucis et fournirons des rapports sur leur état d'avancement en même temps que nous progresserons. Le résultat final d'une telle initiative peut évoluer seulement un peu dans le bon sens, mais ce n'est pas une raison suffisante ne pas donner l'information à nos troupe alors que nous nous dirigeons vers une solution.

L'appui à ce concept s'est traduit par des articles écris par des rédacteurs et des journalistes de plusieurs journaux. Un éditorial dans le "Christian Science Monitor" a fait l'éloge de l'Armée de l'Air pour que sa sage décision devienne plus rapide face à un environnement de sécurité de moins en moins concentré sur la traditionnelle disuation entre les superpuissances.

De même, le journal de l'Armée de l'Air à commenté que le concept de l'EAF tient la promesse de permettre à l'Armée de l'Air de s'adapter au changement de type de ses missions maintenant que la guerre froide est bien derrière nous. Le journal de l'Armée de l'Air a conclu que "les corps expeditionaires sont un grand pas en avant dans la préparation de l'avenir de l'Armée de l'Air."

Mon sentiment est que les personnes de l'Armée de l'Air de tous les niveaux considèrent ceci comme un pas en avant. Les réactions au sein de l'Armée de l'Air montrent que nos aviateurs sont véritablement passionnés et optimistes au sujet de l'EAF.

Nous avons la meilleure Armée de l'Air du monde, et un personnel exceptionnel réalisant chaque tâche que nous lui indiquons de faire. Le concept de l'EAF nous permettra de continuer à fournir les forces aérospatiales exceptionnelles pour accomplir notre mission et pour prendre soin de notre personnel comme le faisons déjà. Je suis convaincu que c'est la bonne approche pour l'environnement complexe de sécurité d'aujourd'hui, et je crois fermement en notre Armée de l'Air, aux membres des autres services, et notre nation verra les avantages de l'EAF si nous continuons à le développer et si nous le mettons en place dans environ 16 mois.

traduction de l'anglais : Philippe (UFOCOM)


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