AIR FORCE NEWS

22 janvier 1999

Le ministre de la Défense (USA) Cohen annonce la conception d'un projet national de défense anti-missile

par Douglas J. Gilbert
du Service de Presse des Forces d'Amerique

 

WASHINGTON (AFPN) -- Durant les six prochaines années, le Pentagone va dépenser 6,6 milliards de dollars, pour développer, et peut-être même déployer un système de défense anti-missiles limité au Etats-Unis.

Cohen nous a décrit la façon dont le Département de la Défense va protéger l'Amérique des attaques missiles de nations dissidentes, juste après que le Président Clinton ait déclaré, lors de son discours annuel sur l'Etat de l'Union, que les Etats-Unis devraient faire plus pour restreindre la propagation des armes et missiles nuclaires.

Cohen, le Général d'armée Henry Shelton, les dirigeants du personnel, ainsi que le Lieutenant-Général Lesters Lyles de l'Air Force, directeur de l 'organisation de défense contre les missiles ballistiques, ont expliqué, le 20 janvier, le projet aux reporters du Pentagone.

"Nous savons qu'il y a une menace et que cette menace s'accroît", déclara Cohen. "Nous pensons que cela posera bientôt un problème, pas seulement pour nos troupes basées à l'étranger mais aussi pour tous les américains, ici". Le plan de défense a besoin d'une capacité limitée, qui ne défendrait que les Etats-Unis d'une attaque par des nations dissidentes, a-t-il dit. Ce ne serait pas pour se protéger des vastes capacités des missiles russes.

Le besoin d'une défense nationale limitée viennent des progrès de nations comme la Corée du Nord, qui sont en train de contruire et de tester des fusées à plusieurs étages portant une ogive, annonça Cohen. Le tir d'un missile Taepo Dong, en août dernier, montra que "en effet, les Etats-Unis devront faire face à la menace d'un missile tiré par une nation dissidente sur notre patrie, menace contre laquelle nous devons protéger le peuple Américain", a-t-il déclaré.

Le système envisagé inclut un détecteur qui, placé sur un satellite, détectera la trace d'un missile après qu'il ait été lancé, a dit Lyles. Les radars analyseraient ensuite la trajectoire du missile, un radar au sol le ciblerait et un intercepteur, basé sur terre, le détruierait.

Cohen reconnu que le plan nécessiterait peut-être de modifier le Traité des anti-missiles ballistiques, que les Etats-Unis et l'Union soviétique (aujourd'hui Russie) ont signé en 1972.

"Nous avons déjà amendé le traité auparavant, et nous ne voyons pas pourquoi nous ne l'amenderions pas encore une fois", déclara Cohen. Il ajouta que les traités donnent le droit à révision pendant six mois "si un Etat conclue que c'est dans l'intéret suprême de la nation".

Pour éviter des accusations du type "poussés par la hâte" qui ont entouré le développement d'un système de défense anti-missile, Cohen a affirmé que le Département de la Défense prendra progressivement des décisions clé pour que ceci n'ait lieu qu'après des tests de vols extrèmement probants.

"Comme résultat, au lieu de projeter la date de déploiement à 2003 avec de très hauts risques, nous prévoyons maintenant le déploiement pour 2005 avec beaucoup moins de risques prévivsibles", déclara-t-il. "Mais si les tests se passent parfaitement bien, nous pourrions effectuer le déploiement avant.

"Nous ne pouvons pas échouer", déclara le secrétaire. "L'approche que nous présentons aujourd'hui est la seule capable de fournir un système de défense national anti-aérien aussi vite que possible".

Traduit de l'anglais par Laurent (Haurrio) de l'équipe "Traductions".


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