"VAGUE BELGE 1990 : OVNI ou LoFlyte (partie 2)"

par Thierry

De qui se moque-t-on?!

Ce vendredi 16 mai 1997, les JT de la RTBF (son 1 + son 2)et de RTL-TVI [son 1 + son 2](télévisions belges francophones) ont annoncé que le Ministre de la Défense Nationale avait classé, la veille, lors d'une séance pleinière de la Chambre, le dossier de la vague belge d'OVNI entre fin 1989 et début 1991!

Le Ministre, Monsieur Jean-Pol Poncelet, avance les arguments suivant :
1) les échos radar sont dûs à des phénomènes physiques logiques produits par des inversions de température (formation de plasmoïde météo!)
2) les objets observés par des centaines de témoins sont probalement (?) l'oeuvre d'un nouvel avion "top-secret" américain : le LoFLYTE.

Au mois d'août 96, les médias télévisés francophones s'étaient fait l'écho (pas radar celui-là!) d'un article paru dans le Sunday Times anglais qui, lui-même, avait interprêté un communiqué de presse de la NASA. Cet épisode est d'ailleurs relaté en détail dans le premier chapitre de cette histoire à dormir debout!

Dès octobre 96, l'UFOCOM avait pu prouver que ces faits étaient le fruit de l'imagination fertile d'une "certaine" presse anglaise (voir article précédant).

Nous avions envoyé un communiqué de presse à une quarantaine de média généraux et spécialisés, ainsi qu'à l'Agence Belga qui a retransmis l'information à ses clients. Un seul journal a répercuté ce communiqué! Aucun correctif ne fut apporté dans aucun des média traditionnels.

On se demande pourquoi, neuf mois plus tard, le Ministre belge de la défense a cru bon de clore le dossier en invoquant, à son tour, la possibilité de vols d'essai d'un avion militaire américain, "top-secret", dans l'espace aérien belge! En fait, le Ministre Poncelet accuse, à demi-mots, les Etats-Unis de violer le ciel national! C'est ridicule.

En effet, non-obstant l'impossibilité technique du LoFLYTE à être présent en Belgique, il serait stupide pour les USA de risquer un "pépin" en faisant voler leur prototype "High-Tech" au-dessus d'un pays étranger, même "ami". Si les Américains étaient aussi "cons", cela se saurait depuis longtemps!

La RTBF va plus loin, elle explique, par la même occasion, les observations d'engins triangulaires dans le Nord de l'Angleterre où l'US Air Force aurait basé une escadrille de ces engins!

A aucun moment, les média n'ont pris la peine de vérifier par eux-mêmes ces informations. Si nous, à notre demande, nous avons reçu une lettre officielle de la société Accurate Automation Corporation (Chatanooga - USA) qui est resonsable du projet LoFLYTE, attestant que celui-ci n'a jamais quitté le territoire des Etats Unis, on peut s'imaginer que des média nationaux auraient pu obtenir ce genre d'infos beaucoup plus vite!

De plus, nous avons amassé une quantité incroyable de documents militaires, scientifiques, des communiqués de presse, des articles américains, etc... Tous ces documents attestent de la même chose : le LoFLYTE ne pouvait pas être en Belgique fin 89 pour la bonne et simple raison qu'il n'était même pas encore une maquette dans l'Air-Tunnel de la base de Langley (NASA) aux Etats-Unis. Tout cela est également relaté dans la première partie de cette affaire.

Dès lors, revenons aux motivations du Ministre de la Défense. Pourquoi ferme t'il ce dossier sur de fausses considérations? Volonté délibérée ou incompétence? Tout cela semble avoir été décidé dans l'urgence! Rien ne laissait prévoir une telle réaction. Et pourtant...

Au début de cette année 1997 (janvier), l'UFOCOM a introduit une demande officielle au Ministre Poncelet afin de recevoir les documents déclassifiés relatifs à ce dossier "Vague Belge". Cette déclassification fut décidée immédiatement après l'intervention des F-16 lors de la fameuse nuit du 30 au 31 mars 1990. Seul la SOBEPS (Société Belge d'Etude des Phénomènes Spatiaux) fut dépositaire de ces documents. Le professeur Meessen, membre de l'aassociation et prof. de physique à l'UCL (Université Catholique de Louvain-La-Neuve), fut désigné pour analyser les données radar contenues dans la boîte noire des F-16 ainsi que celles recueillies par les différents Centre Radar civils et militaires du pays.

L'UFOCOM a décidé de diffuser tous les documents en sa possession relatifs au LoFlyte et aux Waveriders (famille d'avion à laquelle il appartient).

Nous avons la preuve irréfutable que, cette fois, le Ministre Poncelet prend le peuple belge pour des imbéciles heureux! De plus, il fait passer le gratin de l'Armée belge et de la Gendarmerie pour des incapables, voir des demeurés!

Pourtant, le Maréchal Des Logis (MDL) de la gendarmerie, Mr "X" nous parait tout- à-fait sain d'esprit et cohérent. Il occupe actuellement la fonction d'enquêteur sur l'une des affaires criminelles les plus importantes du pays. Nous l'avons rencontré dans un contexte qui n'avait d'ailleurs rien, ou presque, à voir avec les OVNI.

En fait, ce gendarme est celui qui a déclenché l'alerte donnant lieu au décollage des F-16 de la base de Beauvechain, dans la nuit du 30 au 31 mars 90. Il a fait une observation rapprochée de l'engin et à fourni les coordonnées au sol au Centre Radar de Glons, avec lequel les deux chasseurs étaient en liaison radio. Pour lui, il est hors de question qu'il s'agisse d'un avion, aussi révolutionnaire soit-il.

Le MDL "X" ajoute que le surlendemain, il fait une nouvelle observation. Cette fois un large objet triangulaire stationne au-dessus de la maison de son voisin. Il la "recouvre" entièrement. Une sorte de halo lumineux entoure la maison sans qu'aucun faisceau lumineux visible émane de l'objet. Mr "X" prévient son voisin qui constate lui-même les faits. Ensuite, l'objet se met a effectuer le tour de l'habitation (à une dizaine de mètres d'altitude) de manière rectangulaire. Son déplacement est très lent et sa trajectoire comporte des virages à angle droit. Aucun bruit, aucun souffle perceptible. L'objet s'est écarté ensuite de la maison, a pris de l'altitude et il disparut à très grande vitesse!

Tout ces éléments, ajoutés à une quantité invraisemblable d'autres informations, font que l'explication de la vague belge de 90 par le LoFlyte ne tient pas la route. C'est un mensonge éhonté, une injure portée au peuple belge et au monde entier. En bref, c'est de la désinformation pure et simple! Et, pour une fois dans l'histoire de l'ufologie (quel mot stupide!), les preuves sont tangibles et irréfutables.

L'attitude du ministre Poncelet est à l'opposée de son prédécesseur de 1990, Mr Guy Coëme. Ce dernier était à l'origine de la collaboration SOBEPS - Force Aérienne et prônait la transparence de l'Etat à ce sujet. Cela ne lui a d'ailleurs pas porté bonheur car il fut contraint, quelques années plus tard, d'abandonner ses activités au gouvernement suite à un scandale au pot-de-vin!

La conclusion est claire mais le cheminement de réflexion qui y mène est on ne peut plus nébuleuse. La décision du Ministre est arbitraire et non-fondée. Repensez y aux prochaines élections! Pourquoi devons nous subir l'injure d'être pris pour des imbéciles heureux?


L'avis de Jeff, équipe "SCI" UFOCOM.

Je ne vois aucunes raisons valides de découpler des observations d'objets suspects cohérentes spatialement et temporellement entre plusieurs senseurs (radar au sol du CGR Glons + F16 d'une part et témoins dignes de foi de l'autre). Si ces ionisations de masses d'air correspondent à des phénomènes localisés pouvant conduire à des fausses alarmes (détections sans objet et intermittentes) , ils ne peuvent certainement pas, à mon avis, expliquer la confirmation des échos détectés puis l'ouverture, l'entretien et la poursuite durable d'une piste angulaire, de doppler significatif, non ambiguë (cohérente en vitesse/distance) et ce, sur deux types assez différents de radar (car les phénomènes de retour atmosphérique génèrent des échos éminemment instables incompatibles avec une mise en piste)...Des phénomènes de "glint" ou de multitrajet bien connus des radaristes peuvent parfois donner l'illusion au radar de mouvements d'un objet pourtant immobile (ici le plasma) mais:

1) il s'agit d'un bruit écartométrique (ie: d'un mouvement erratique, de faible amplitude autour de la position réelle: en aucun cas d'un mouvement rectiligne!), accompagné de "trous" de niveau (chutte de la puissance rétrodiffusée par l'objet).

2) deux radars de localisation et de nature différentes (le radar de veille de GLONS et le radar de poursuite des F16) exploitant des bandes de fréquence (d'émission) différentes percoivent le phenomène de glint de facon très différente.

En conclusion, les quelques éléments sur la cinématique (trajectoire et vitesse doppler élévée) de l'objet reconstituée de facon cohérente à partir des différents radars impliqués dans l'observation, l'initialisation et le maintien d'un pistage par les conduites de tir des F16, ne peuvent à mon sens être expliqués par des plasmoïdes météorologiques qui de plus, effectuent rarement des manoeuvres d'évasive (dont la fulgurance met en défaut les boucles de poursuite du radar des F16) dès qu'ils ont détecté un verrouillage radar ennemi !

Quelques mots sur le filtre "Kalman" des radars...

On utilise un filtrage de Kalman ou alpha-béta des données écartométriques (qui permettent de reconstituer la position angulaire et la vitesse de défilement de l'objet poursuivi) car celles-ci sont par nature très bruitées (bruit thermique, de glint, dégradations dues à l'environement electromagnétique, à des CME....). La formalisation de ce filtre nécessite la plupart du temps d'anticiper le modèle cinématique des cibles que le radar est destiné à poursuivre (constante de corrélation/bruit de manoeuvre...).

Si les hypothèses de ce modèle comportemental sont mal dimensionnées, le filtre perd complètement les pédales et devient instable ou divergent ! j'imagine que, la conception n'ayant pas envisagé la poursuite d'objets aux caractéristiques disons trop "exotiques", ils n'ont pas voulu prendre ce risque technique et ont sagement désactivé ce mode de filtrage. Cela signifie également de facon implicite qu'ils s'attendaient à poursuivre des objets aux performances non conventionnelles !

Les turbulences évoquées par le Ministre de la Défense:

La scène électromagnétique d'un radar est la plupart du temps constituée de plusieurs classes d'échos ou spectres: outre l'écho de peau (spectre étroit ou localisé en fréquence) de l'objet que l'on poursuit éventuellement aditionné d'échos parasites (type "raies moteurs" par ex.), on trouve divers spectres dûs à l'environement électromagnétique de ce dernier: le fouilli (ou cluter) associé à la rétrodiffusion directe du sol (radar->sol->radar) , le spectre image généré par les multitrajets des ondes electromagnétiques via le sol (radar-->cible-- >sol-->radar, radar-->sol-->cible-->radar, radar-->sol->cible-->sol-->radar etc...), et enfin ce que l'on regroupe sous l'appellation générique de "retour d'altitude" ( radar- >atmosphère->radar ) dont les fameux "anges" dûs à des bulles d'air humide et convectif ou turbulences locales. Contrairement au clutter et au multitrajet qui sous des configurations géométriques (radar embarqué-cible) particulières peuvent présenter des fréquences dopplers voisines de celle de l'écho de peau de la cible, le retour d'altitude présente une spectre doppler relativement LARGE mais localisé dans les filtres de plus FAIBLES dopplers de la batterie d'analyse spectrale du radar embarqué...Ceci est, à mon avis, absolument incompatible avec les vitesses cibles (même si elles souffre de l'ambiguité d'un affichage limité à trois chiffres...) affichées par l'écran des conduites de tir des F16 dont tu propose quelques images sur ton site.

Ce que signifie une mise en piste par un radar:

De plus, lorsque la confirmation de(s) écho(s) détecté(s) (en général par post-intégration de l'énergie des échos sur plusieurs cycles de détection et logiques à seuil) et leur mise en piste a été effectuée (le "lock-on"), la confusion avec des échos type retour d'altitude n'est plus possible (à moins qu'il ne s'agisse d'un objet en vol stationnaire ou en mouvement très lent...): tous les échos détectés à chaque balayage sont classés (par type: spectres étroits, larges, brouilleurs, en zone claire, dans le fouilli, bruit thermique etc...) et corrélés avec les attributs (écartométries angulaires,fréquence dopplers, typologie du spectre et cohérence vitesse-distance) de la piste poursuivie pour éventuellement la "raffraichir" (participer, si la corrélation est suffisante, à la ré- actualisation de des attributs de la piste). Le filtrage de Kalman intervient alors pour "positionner" les boucles de poursuite pour le cycle suivant...

Le pistage radar est un donc un processus cohérent sur sa durée et très significatif de la matérialité des objets entrant dans celui-ci (on ne met pas en piste n'importe quoi!). Par contre, si la variation des caractéristiques cinématiques de la cible d'un cycle à l'autre est trop rapide (fortes accélérations), non seulement les boucles relatives aux diverses caractéristiques poursuivies (portes distance, fenêtre doppler et pointage antenne: en gros là où le radar "regarde") seront mal positionnées au cycle suivant et rendront la détection courante difficile ou impossible (chutte du niveau du signal recu donc du rapport signal à bruit relativement aux seuils de détection) et de la même facon, la corrélation des attributs échos détectés/piste poursuivie (là où le radar s'attend à trouver les échos s'ils sont détectés...) sera laborieuse ou en échec: c'est ce que l'on désigne par un "break-lock"...

On construit en plus pour chaque piste poursuivie un indicateur de qualité en considérant le type des échos qui la composent (le type le plus favorable étant le spectre étroit associé à la cible en "zone claire" ie: non pollué par le clutter ou des échos issus du multitrajet) et la facilité de son raffraichissement ( a t'on du mal à corréler les échos détectés avec la piste poursuivie ? son niveau de puissance post-intégrée est-il important ? est-elle cohérente en vitesse-distance ?...). Je n'est JAMAIS entendu parler de qualité de la piste poursuivie par les F16 ou les radars au sol dans cette affaire. C'est pourtant là aussi un indicateur assez significatif des conditions de la poursuite de l'objet par les radars !

Je ne pense pas avoir révélé de secrets d'état en précisant cela...:) Ce sont je pense des modes ou principes de fonctionnement des radars suffisamment courants et génériques pour être éventuellement mis sur le WEB (quoi qu'un chouia fastidieux à lire non ?).


Jeff B.
Equipe "Sciences"


Accurate Automation Corporation et le projet "HYPER X"

par Rice, resp. équipe "RENSEIGNEMENTS".

A savoir qu' Accurate Automation nest pas seulement impliquée dans la conception du Loflyte, en réalité la NASA et l'USAF ont créées un team qui est dirigé par la société MICRO CRAFT et qui comprend outre AAC, la célèbre firme Rockwell (qui appartient à The Boeing Company) GASL(*) et Seal Beach, ce team a 5 ans pour dévelloper le projet Hyper X de démonstrateur à propulsion hypersonique.

Le coût du projet est estimé à 33.4 millions de $ pour les 55 prochains mois, il est prévu que le premier des quatre appareils d'essais volera fin 1999.

Quatre vols sont prévus -- un à Mach 5, un à Mach 7 et deux à Mach 10, le premier vol sera celui à Mach 7. Le vol s'effectuera au Western Test Range près des côtes de Californie.

Chaque véhicule Hyper X sera placé sur le premier étage d'une fusée Pegasus de la société Orbital Science Corp. qui sera lancée du Boeing B-52 qui est détaché auprès du Dryden Flight Research Center.

(*)GASL : General Applied Science Laboratories, Inc.

Liens :

- Hyper X (Base de Langley / NASA)
- Orbital Sciences
- Le Dryden Flight Research Center
- Le projet "Hyper X" au DFRC - La fusée Pagasus
- Les news de l'US Air Force
- Encore le LoFLYTE sur le site NASA! :-)

Rice, le 04 juin 97.


Les documents téléchargeables

Les fichiers que vous trouverez ci-dessous sont des documents classés selon leur origine. Ils sont compressés (.zip) afin de vous épargnez des temps de connexion interminables et coûteux.

Ceci est le fruit de nos recherches sur le Net et ailleurs. Les fichiers sont tous protégés par un copyright et n'appartiennent pas à l'UFOCOM. Ils traitent tous des waveriders, du LoFLYTE ou de la vague belge.

Textes

- La lettre officielle d'Accurate Automation Corporation
- Les documents d'Accurate Automation Corporation.
- Les documents de l'Armée américaine.
- Les résumés et articles concernant la vague belge de 90.
- Documents divers où il est fait allusion aux waveriders et au LoFLYTE.
- Les documents de la NASA.
- Les articles de presse.
- Les documents du STAAR Research (Scottish Rocket Program)

Images

- Trois extraits du verrouillage radar des F-16.
- Les photos officielles du LoFlyte du site d'Accurate Automation (USA)

Audio

REAL AUDIO
- Le JT de 19h30 sur la RTBF en Real Audio (partie 1/2)
- Le JT de 19h30 sur la RTBF en Real Audio (partie 2/2)
- Le JT de 19h00 sur RTL-TVI en Real Audio (partie 1/2)
- Le JT de 19h00 sur RTL-TVI en Real Audio (partie 2/2)


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