Vague Belge : Les Coulisses

Partie 1/2

Les Voyages de Monsieur D'Amato

© Thierry 1998

 

Dans les derniers jours d'octobre 97, un ami français me glissait, dans un message électronique, l'information suivante : "Saviez-vous qu'un certain Richard D'Amato, officiellement dépêché par le Congrès US est venu rencontrer, en privé, les responsables de la SOBEPS et le Général De Brouwer, quelques mois après la vague?" Non, je n'en savais rien...

Je dois préciser que mon correspondant, dont je ne peux révéler l'identité, s'est toujours montré une source fiable. Ce n'est pas un ufologue.

Dès lors, je me mis en quête d'informations concernant ce Richard D'Amato. Une fois encore, l'Internet fut un outil déterminant et particulièrement efficace.

Tout d'abord, j'entrepris de consulter un moteur de recherche en introduisant le mot-clé suivant : "Richard C. D'Amato". Ma surprise fut assez grande lorsque je vis le peu de documents rapportés par le moteur. Quatre ou cinq, pas plus.

Le seul qui concernait notre homme était un digest d'articles dont la plupart provenait du très respecté "Washington Post". Le résumé diffusé est celui-ci:

[...] A secret Defense Intelligence Agency program that posed tough military questions to a handful of full-time, salaried psychics was kept alive for years at the insistence of a few senators and a con-gressional staff aide despite opposition from senior military intelligence officials.

[C. Richard] D'Amato, who was assigned to the committee staff by Sen. Robert C. Byrd (D-W.Va.), a former Appropriations Committee chairman, confirmed in an interview yesterday that he kept the program alive because four to six senators had expressed unusual and sustained interest in its potential, and because similar psychic research was being pursued by the Soviet Union, China and "some of our European allies."

--Washington Post, Dec. 1, 1995

En français, cela donne à peu près ceci:

"Un programme secret de la DIA (services de renseignements de l'Armée US), qui a posé de sérieuses questions militaires à une poignée de "temps plein", des salariés psychiques, a été reconduit pour des années, grâce à l'insistance de quelques sénateurs et de l'aide d'un staff du Congrès, en dépit de l'opposition des "seniors" officiels du renseignement militaire...

[C. Richard] D'Amato, qui a été assigné au staff du Comité du Congrès par le Sénateur Robert C. Byrd, l'ancien président du Comité des Appropriations, a confirmé hier, dans une interview qu'il reconduisait le programme parce que quatre sénateurs sur six ont exprimé un intérêt inhabituel et soutenu pour son potentiel, et parce que des recherches "psychiques" similaires ont été poursuivies par l'Union Soviétique, la Chine et certains de nos alliés européens. Washington Post, 1er décembre 1995"

Que retenir de cet article? Le fait que Monsieur D'Amato travaille pour le Congrès est avéré. On apprend également qu'il a été "engagé" par le Sénateur Byrd au sein d'une commission du Congrès afin d'évaluer et de faire "passer" la reconduction d'un programme "psychique" au sein de la Defense Intelligence Agency (DIA). En bref, il s'agit d'un programme de style "Stargate" et qui met en oeuvre des espions psychiques, des personnes qui "voient à distance" (remote viewing)... Edifiant, non? Tout cela est très officiel et c'est le contribuable américain qui en est le principal sponsor.

Une autre info intéressante, c'est le "...that he kept the program alive..." : D'Amato dit qu'il (lui-même!) reconduit le programme. C'est qu'il travaille aussi pour la DIA ou une structure hiérarchiquement supérieure. Ce qui expliquerait le choix de sa nomination dans une commission officielle du Congrès.

L'allusion aux projets similaires de "certains alliés européens" m'a également titillé mais la priorité était à D'Amato lui-même. Car quoi? Qu'est venu faire cet homme, mandaté officiellement par les plus hautes instances de son pays, dans les locaux de la SOBEPS et, surtout, chez le Général De Brouwer? Qui est-il et pourquoi le Congrès américain s'inquiète t'il de la "Vague Belge" de 89-91. Pourquoi le Sénateur Byrd a t'il choisi D'Amato? Qui est le Sénateur Byrd? Qu'est-ce que les espions "psy" viennent faire dans cette histoire? J'allais bientôt le savoir.

En continuant mon enquête administrative, je parvins à trouver certains documents d'un intérêt certain. Par exemple, cette liste des membres du Sous-Comité à la Construction Militaire, dépendant du Comité aux Appropriations. Ce dernier est le comité le plus important du Sénat américain. Le responsable pour l'Opposition est l'honorable Robert C. Byrd. Sous le 104th Congrès, il en est même le "chairman", le président.

SENATE COMMITTEE ON APPROPRIATIONS
SUBCOMMITTEE ON MILITARY CONSTRUCTION

SD-140 Dirksen Bldg.
Washington, D.C. 20510
(202) 224-7204
Clerk: Sid Ashworth
Minority Clerk: C. Richard D'Amato

Republicans (4)

Conrad Burns, Mont. - chairman
Kay Bailey Hutchison, Texas
Lauch Faircloth, N.C.
Larry E. Craig, Idaho

Democrats (3)

Patty Murray, Wash. - ranking member
Harry Reid, Nev.
Daniel K. Inouye, Hawaii

source: CQ NewsAlert
© 1996, Congressional Quarterly Inc. All rights reserved.

On se rends compte que Mr D'Amato occupe un poste "clé" dans l'un des sous-comité des Appropriations. De plus, ce n'est pas n'importe lequel! C'est normal puisqu'il fait partie du staff du Sénateur Byrd. Il est consultant pour les affaires de Sécurité Nationale et Internationales. Ces compétences font de lui un spécialiste des services de renseignements et de l'armée. Voilà pourquoi on le retrouve là où il est.

En consultant la liste des membres de deux Comités, les Appropriations et le Service Armé, sous le 104ème Congrès cette fois, on remarque que Richard C. D'Amato (ou "Dick" ) occupe toujours des fonctions importantes.

Cette liste est assez longue mais riche d'enseignements. C'est pourquoi j'estime qu'il est nécessaire de vous la livrer. On y retrouve également des noms comme Storm Thurmond, sénateur. Celui-là même qui a écrit la préface de la première version du livre du Colonel Philip Corso, alors que celui-ci ne portait pas encore le titre "The Day After Roswell". Mais voici plutôt:

 

SENATE COMMITTEE ON ARMED SERVICES


Senator                 Position        Ofc.    Ph.#    Fax#   Principal Staff Contact

Strom Thurmond (R-SC)   SASC/Chair,SASC SR217	5972	1300   Tom Moore
Sam Nunn (D-GA)         SASC/RMM, SASC  SD303	3521	0072   Arnold Punaro
Trent Lott (R-MS)       SASC SCST/ST&S	SR487	6253	2262   Sam Adcock / 6825~
Kay Hutchinson (R-TX)   SASC SCST/ST&S	SH703	5922	0776   Ken Johnson
Richard Bryan (D-NV)    SASC SCST/ST&S	SR364	6244	1867   Tim Hay
John McCain (R-AZ)      SASC SCST       SR111	2235	8938   Chris Paul
Robert Byrd (D-WV)      SASC/RRM,SAC/De SH311	3954	8070   Dick D'Amato 
William Cohen (R-ME)    SASC            SH322	2523	2693   Dale Gerry
Dan Coats (R-IN)        SASC            SR404	5623	1966   Pam Sellars / 5623~
Bob Smith (R-NH)        SASC            SD332	2841	1353   Tom Lankford /
Dirk Kempthorne (R-ID)  SASC            SD367	6142	5893   Glen Tait
John Warner (R-VA)      SASC            SR225   203     6295   Les Brownlee / 9356~ / SR228~
James Inhofe (R-OK)*    SASC            SR453	4721	----   ---
Rick Santorum (R-PA)*   SASC            SDB40-2	6324 	xxxx   ---
Jeff Bingaman (D-NM)    SASC            SH110	5521	2852   Patrick Von Bargen
Carl Levin (D-MI)       SASC            SR459	6221	1388   Mike Thomas / 6587~
Ted Kennedy (D-MA)      SASC            SR315	4543	2417   Gare Smith / 5112~
Joseph Liebermann(D-CT) SASC            SH316	4041	9750   Tom Parker / 8787~
Chuck Robb (D-VA)       SASC            SR493	4024	8689   J. J. Gertler / 8033~
John Glenn (D-OH)       SASC            SH503	3353	7983   Phil Upschulte / 3353~ 

Légende:
* = freshman member of 104th Congress
SCST = Senate Committee on Commerce, Science, & Transportation
ST&S = Subcommittee on Science, Technology, & Space of SCST
SASC = Senate Armed Services Committee
SAC = Senate Appropriations Committee
De. = Defense Subcommittee of SAC
RMM = Ranking Minority Member
Wednesday 8 February 1995

SENATE COMMITTEE ON APPROPRIATIONS


Senator                    Position                            Ofc.   Ph.#  Fax#   Staffer

Mark Hatfield (R-OR) 	   SAC/Chair, SAC                      SH711  3753  0276
Robert Byrd (D-WV)         SAC/RMM, SAC/Def SASC               SH311  3954  1689
Christopher Bond (R-MO)	   SAC/Chair,VA-HUD-IA/Def             SR293  5721  8149   Brent Franzel
Barbara Mikulski (D-MD)	   SAC/RMM, VA-HUD-IA                  S----  4654  8858   Kevin Kelley
Conrad Burns (R-MT) 	   SAC/VA-HUD-IA,SCST/Chair, ST&S      SD183  2644  8594   D. McClellan
Robert Bennett (R-UT)	   SAC/VA-HUD-IA                       SD241  5444
Robert Kerrey (D-NE) 	   SAC/VA-HUD-IA                       SH303  6551  7645   Carolyn Fuller
Phil Gramm (R-TX)          SAC/VA-HUD-IA/Def                   SR370  2934  82856  D.Ribbentrop
Richard Shelby (R-AL)	   SAC/VA-HUD-IA/Def                   SH509  5744
J. Bennett Johnston (D-LA) SAC/VA-HUD-IA/Def                   SH136  5824  2952   Jeff Martin/ 
Patrick Leahy (D-VT)       SAC/VA-HUD-IA/Def                   SR433  4242  3595   J.P. Dowd
Frank Lautenberg (D-NJ)	   SAC/VA-HUD-IA/Def                   SH506  4744  9707   Bruce King 
Ted Stevens (R-AK)         SAC/VA-HUD-IA/Chair,Def,SCST/ST&S   SH522  3004  2354
Daniel Inouye (D-HI)       SAC/RMM, Def SCST                   SH722  3934  6747
Arlen Specter (R-PA)  	   SAC/Def                             SH530  4254  9029   Morrie Ruffin
Pete Domenici (R-NM)	   SAC/Def                             SD427  6621  7371   Marco Gonzales  
Thad Cochran (R-MS)        SAC/Def                             SR326  5054  9450   Jack Hoggard
Mitch McConnell (R-KY)	   SAC/Def                             SR120  2541  2499   Robin Cleveland
Connie Mack (R-FL)         SAC/Def                             SH517  5274  9365   Ross Lindholm
Tom Harkin (D-IA)          SAC/Def                             SH531  3254  7431   Sandy Thomas
Dale Bumpers (D-AR)        SAC/Def                             SD229  4843  6435   Bruce McDonald
Slade Gorton (R-WA)        SAC/SCST                            SH730  3441  9393   Terri Claffey
James Jeffords (R-VT)      SAC                                 SH513  5141
Judd Gregg (R-NH)          SAC                                 SR393  3324
Herb Kohl (D-WI)           SAC                                 SH330  5653  9787   Jeanne Bruns
Harry Reid (D-NV)          SAC                                 SH324  3542  7327   David Chartier
Patty Murray (D-WA)        SAC                                 SH302  2621  0238   Eric Ostrovsky 

Légende:
SCST = Senate Committee on Commerce, Science, & Transportation
ST&S = Subcommittee on Science, Technology, & Space of SCST
SASC = Senate Armed Services Committee
SAC = Senate Appropriations Committee
Def = Defense Subcommittee of SAC
VA-HUD-IA = Subcommittee on Veterans Affairs, Housing & Urban Development, & Independent Agencies of SAC
RMM = Ranking Minority Member
date: Wednesday 8 February 1995

Ce document se trouve sur Internet (Web) à l'adresse suivante:
http://www.contrib.andrew.cmu.edu/usr/fj04/homepage.html

Tout ceci tend à prouver que Mr D'Amato travaille pour les plus hautes instances des Etats- Unis. L'article du Washington Post et les documents du Sénat vont en ce sens. Toutefois, il me reste à cibler l'institution pour laquelle travaillait (et peut-être travaille toujours) Monsieur Richard D'Amato. CIA, DIA, NSC, FBI, NSA, ONI, OSI, AFI? Les paris sont ouverts.

Au départ, je penchais plutôt vers la DIA, la Defense Intelligence Agency. J'étais motivé par l' appartenance de Richard "Dick" D'Amato aux comités ayant trait à l'armée et à son travail pour que le budget "PSY" soit maintenu à la DIA et reconduit. Mais le National Security Council pouvait être aussi un bon client. Le NSC regroupe, sous sa tutelle, la plus grande partie, voir tous, des services de renseignements du pays. Il est directement sous les ordres du Président des Etats Unis.

C'est ce qui me poussa à m'adresser directement au Major Ed Dames, ex-espion "psy" de l'équipe du Stanford Institute. Parallèlement, et sans concertation au préalable, Jeff, le responsable de l'équipe "Sciences" de l'UFOCOM effectuait la même démarche avec Ingo Swan, un des pontes du programme "Stargate". Pour la petite histoire, lors de test effectué par la CIA et la DIA, Ingo Swann parvint à décrire très précisément une installation militaire "ultra-secrète" alors qu'on lui donnait simplement de simples coordonnées géographiques. Bien que ni Jeff ni moi ne sommes portés vers ce genre de pratique, nous voyions là un bon moyen de remonter la filière vers D'Amato. Mais nous n'eûmes jamais de réponse.

C'est Jess Marcel Jr qui fera définitivement pencher la balance du côté du NSC... Oui, vous avez bien lu. Jess Marcel Jr, le fils du Capitaine Jess Marcel, officier de la base de Roswell, qui en 1947 fut le témoin direct de la récupération d'un engin qui se serait "crashé", non loin de la ville du même nom. Le monde est petit, n'est-ce pas? Bien plus petit encore...

Le 13 avril 1995, le docteur Jess Marcel Jr, lors d'une conférence à Héléna dans le Montana, fit le récit suivant.

Il prétend avoir été invité à Washington par un certain Dick D'Amato qui se présente, papiers en mains, comme étant membre du staff du Sénateur Robert C. Byrd, en tant que spécialiste de la sécurité Nationale et agent de liaison du NSC. Cette entrevue "closed-door" eut lieu un jour de juillet 1991.

Plus tard, Jess Marcel confie à Michaël Lindemann, enquêteur américain et éditeur de l'ISCNI*Flash, que D'Amato voulait lui faire décrire les objets et débris ramenés à Roswell, par son père, exactement cinquante ans plus tôt. Il voulait aussi savoir ce que cette affaire avait changé dans sa vie.

A un moment de la rencontre, le Dr Marcel ajoute que D'Amato s'est dirigé vers un livre qui se trouvait sur une table, "Majestic" par Whitley Streiber, s'en saisit et lui montre en disant: "Ceci n'est pas de la fiction"... Et pourtant ce livre était censé en être.

Le Dr Marcel posa une question à D'Amato lui demandant où se trouvaient les éléments et l'objet récupérés en 47. Celui-ci répondit : "Nous, à la NSC, nous n'en savons rien".

Mr D'Amato finit l'entretien en priant le Dr Marcel de le tenir au courant s'il y avait du neuf , s'il recevait encore des menaces par téléphone ou s'il était importuné d'une quelconque manière.

Il faut préciser que le Dr Marcel a subi fréquemment ce genre de "pressions" et cela, depuis des années.

Toujours concernant cette histoire, un certain enquêteur, James Easton, écrit: "Le 30 juillet (1991), j'ai discuté avec Graham Birdsall de "Quête Internationale" et éditeur de "UFO magazine" en Angleterre. Je lui ai demandé s'il était au courant de l'entrevue Marcel - D'Amato. Comme moi, il ne savait rien. Ce n'est que le soir suivant que Graham, profitant d'un contact téléphonique concernant l'Affaire Santilli (ndla: film de l'autopsie d'un supposé extraterrestre, membre d'équipage de l'engin qui se serait crashé à Roswell en 47 et dont les images ont été diffusées, en France, par TF1 dans l'émission de Jacques Pradel "L'Odyssée de l'Etrange"), en toucha un mot à Friedman. Celui-ci confirma mais signala également qu'il assistait à cette entrevue et qu'il y avait aussi un autre personne inconnue. Friedman était très surpris que le Dr Marcel avait donné le nom de D'Amato et il ajouta que ce monsieur avait bien indiqué qu'il ne confirmerait pas que cette entrevue avait eut lieu si quelqu'un, d'aventure, le lui demandait."

Easton continue et termine: "Le jour suivant, Graham me raconta qu'il venait juste de parler à Timothy Good (ndla: un enquêteur anglais renommé) et qu'il avait fait allusion à cette histoire. Tim lui a dit qu'il était très étonné également d'entendre cela. Depuis quelques années, aussi bien à Washington qu'à Londres, Tim a rencontré plusieurs fois D'Amato sous le sceau de la confidence. Tim a été introduit auprès de Dick D'Amato par l'écrivain Whitley Streiber et que ces événements sont mentionnés dans le livre de Streiber 'Breakthrough'. Encore une fois, Tim était loin de s'attendre à ce que D'Amato soit publiquement identifié et il ajouta que certaines partie de son prochain livre parlent de ces entrevues et de leurs implications, mais qu'il n'avait pas cité nommément D'Amato. Il termina en disant que, puisque ce nom circulait dans le public, il l'utiliserait aussi..."

Cette rencontre est aussi mentionnée dans un article écrit par le Dr Richard J. Boylan, psychologue et ufologue américain réputé. Le titre de cet article est : "Birds of a Feather No Longer: Policy Split Divides 'Aviary' UFO-Secrecy Group".

En voici un extrait intéressant :

Dick D'Amato, spécialiste de la Sécurité Nationale et Internationale pour le Sénateur Robert Byrd, et membre du National Security Council (NSC) a affirmé en 1991, que les informations relatives aux OVNI devraient être publiées (dans un proche avenir) mais qu'une branche "occulte" (black arm) du gouvernement, incroyablement puissante, a gardé cela secret. D'Amato ajoute que ces "gens" dépensent d'énormes sommes d'argent de manière illégale et que le NSC essaye de les identifier.

En résumé, Richard C. D'Amato est un homme "au courant". Il faut rappeler qu'au départ, je reçois juste l'information concernant la visite d'un certain Richard D'Amato, mandaté par le Sénat américain. Et après quelques dizaines d'heures d'enquêtes, de coup de téléphone, de fax et d'email, cette personne est identifiée comme membre du NSC (agent de liaison?), consultant et spécialiste en Sécurité Nationale et Internationale pour le Sénateur Byrd (Comité des Appropriations) et impliqué dans la reconduction d'un budget pour la DIA destiné au programme "PSY" (de type Stargate). D'Amato aurait rencontré Whitley Streiber, le Dr Jess Marcel Jr., Stanton Friedman, Timothy Good, ... la SOBEPS et le Général De Brouwer.

Pour ces deux derniers interlocuteurs, je n'avais rien en main qui aurait pu confirmer cette rencontre sur le sol Belge. Comment être certain?

Si D'Amato avait été officiellement mandaté par le Congrès US, les officiels belges (Ministre de la Défense, Sénat, SGR, etc...) doivent être normalement au courant. De plus, ce genre de visite dont l'objet est on ne peut plus "exotique" devrait laisser des traces, sinon dans les documents administratifs, au moins dans les mémoires. Je pense que si le commandant de la section "Opérations" de la Force Aérienne Belge (FAé) reçoit un membre du staff du Sénat américain (en liaison avec les services de renseignements), cet officier doit recevoir l'autorisation de sa hiérarchie avec, en fin de ligne, le Ministre de la Défense, non? A cette époque, notre ministère de la Défense est toujours dirigé par Mr Guy Coëme et son conseiller militaire est le Lieutenant-Général Michel Mandl.

J'ai du respect pour cet homme car il a subi bon nombre de revers, politiques et privés, sans jamais se donner en spectacle et en gardant la tête haute. C'est à lui que les Belges doivent la transparence relative aux événements de 89-91. C'est à lui que la SOBEPS doit une étroite collaboration avec l'Armée. C'est à lui, et au Général De Brouwer, que nous devons tous, aujourd'hui, d'être si près d'une solution...

C'est dans cet esprit que j'écrivis au domicile du Ministre Guy Coëme. Je lui adressai cette lettre:

"Monsieur le Ministre, Tout d'abord, permettez-moi de me présenter. Je me nomme Thierry Wathelet, je suis âgé de trente-deux ans et je rédige en ce moment un premier livre. Celui-ci traitera de la problématique "OVNI". Je ne suis pas un ufologue mais un simple citoyen qui enquête depuis maintenant près de quatre années sur ce phénomène.

[...] En ce moment, je termine mon chapitre sur la "Vague d'OVNI 1989-91" et je me heurte à certaines questions auxquelles vous êtes, sans aucun doute, le plus qualifié pour y répondre.

Au sortir de la Vague, le Sénat américain aurait délégué un représentant, un certain Richard C. D'Amato, afin que celui-ci rencontre les responsables de la SOBEPS ainsi que le Général De Brouwer (colonel à l'époque). Monsieur D'Amato aurait fait la connaissance de certains responsables de la SOBEPS, la veille de son entrevue avec le général De Brouwer. Pourriez-vous me dire, Monsieur le Ministre, si cette visite est officielle et, si oui, quelle était son objet?

Pourriez-vous, Monsieur le Ministre, me renseigner sur ce point? Je me souviens que les journaux en avaient fait allusion mais vous savez mieux que moi que les média ont tendance à "adapter" l'actualité à leurs besoins... Votre aide me serait précieuse afin de comprendre ce qui s'est réellement passé à cette époque. Votre transparence à ce sujet fut une première mondiale. Attitude en totale opposition avec celle de Mr Poncelet qui vient de clôturer officiellement le dossier sur base de deux éléments dont l'un est une erreur grossière. Je m'étonne d'ailleurs de l'absence de réaction des Etats-Unis devant l'accusation, à peine voilée, posée par notre ministre. Les USA testaient des avions "ultra-secrets" au-dessus de notre territoire. Le nom est même donné : il s'agit du LoFLYTE. Monsieur le Ministre, que pensez-vous de cette affirmation?

Ma démarche est celle de l'historien et non celle du journaliste. J'espère que vous pourrez m'aider dans ma recherche.

En espérant vous lire, je vous prie de recevoir ici, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute et sincère considération."

Quelques temps plus tard, Monsieur Coëme me répondit avec gentillesse qu'il aurait aimé pouvoir m'aider mais que ces événements commençaient à dater et qu'il n'avait pas conservé ce dossier qui doit toujours se trouver à la Défense Nationale.

Oui, certainement... Mr Coëme, quant à lui, ne m'apprenait rien de neuf... ou presque. Donc, j'étais toujours sans réelle confirmation de la visite de Mr D'Amato dans les locaux de la SOBEPS et de son entrevue avec le Général De Brouwer.

Ayant eu connaissance de l'adresse électronique du Général De Brouwer quelques mois auparavant, l'idée m'est venue, en début d'enquête, de le contacter sur ce point précis. Mais lui ayant écrit pour recueillir son sentiment sur les récents développements de la "Vague Belge" et qu'il n'avait pas donné suite à mon courrier, je n'ai pas voulu l'importuner davantage.

Il ne restait plus que la SOBEPS elle même, cette association qui fut au coeur de la Vague, au coeur du problème OVNI, entre 89 et 92. Les rapports entre ses responsables et moi- même n'ont pas toujours été au beau fixe. A tort ou à raison. Toutefois, depuis quelques mois, et suite à cette histoire de LoFLYTE médiatiques, j'ai voulu faire table rase de nos différents. Ceci n'aurait pas été possible sans la réciprocité de Michel Bougard, le président de la SOBEPS.

J'envoyai donc un fax personnel au domicile de Mr Bougard en lui demandant confirmation de la visite officielle de Mr D'Amato à la SOBEPS. La réponse vint très rapidement et c'est avec une grande amabilité que Michel Bougard se prononça : "Effectivement, je confirme la venue de Mr R.C. D'Amato à la SOBEPS en juillet 1992". Mr Bougard ajoute qu'il n'était pas présent lors de cet entretien mais que ses collègues, eux, y étaient. Il me promit de poser la question au professeur Meessen, à Lucien Clerbaut (le secrétaire général) et à Patrick Ferryn. Il me tiendrait au courant.

Mr Bougard tint promesse et, quelques jours plus tard, avec la permission de ses collègues, il m'envoya les renseignements qui suivent et qui lui furent transmis par Mrs Clerebaut et Ferryn (le Professeur Meessen allait se prononcer plus tard):

Mr Richard D'Amato est venu dans les locaux de la SOBEPS, avenue Janson à Bruxelles, le 9 juillet 1992. Il s'est présenté "comme s'il était en mission officiel", mandaté par un groupe de sénateurs américains désireux d'en savoir plus sur la nature des observations en Belgique qui pourraient être en rapport avec les "Black Programs". D'Amato serait venu afin de déterminer si des appareils "secrets", dont l'existence serait dissimulée aux américains, avaient pu être à l'origine des phénomènes rapportés. Sa carte de visite portait la mention: C. Richard D'Amato, Counsel for International and National Security Policies, Committee on Appropriations, United States Senate.

D'après les personnes présentes lors de cette entrevue, D'Amato paraissait plutôt ignorant du contexte "ovni" en général. Ses informations à propos de Roswell ne semblaient pas dépasser ce que n'importe quel américain a pu apprendre sur le sujet par les média.

Voilà qui était dit! Enfin la confirmation arrivait par un canal on ne peut plus crédible. Mr Richard D'Amato est bien venu à la SOBEPS. De plus, la transparence de la SOBEPS, si rare chez les ufologues "sérieux", me permettait de recouper mes informations antérieures. En fait, mister D'Amato a tenu exactement le même langage à la SOBEPS qu'il l'avait tenu, un an presque jour pour jour, au fils de l'officier de renseignements de la base de Roswell, le Dr Jess Marcel Jr.

Ce qu'a écrit le Dr Richard Boylan serait donc exact... Ce que Friedman, Good et les autres ont déclaré semble être corroboré parfaitement par le récit de Mr Bougard et des responsables de la SOBEPS.

Je dois préciser qu'à ce moment, personne, excepté mes deux compères Jeff et Stéphane Kucharski, n'était au courant de cette enquête. Ma requête envers la SOBEPS tenait en quelques phrases générales. Ce n'est que par la suite, afin de leur rendre la pareille, que je faxai de plus amples détails sur mon investigation à Mr Bougard.

Quelques temps plus tard, le professeur Meessen allait m'éclairer davantage sur cette entrevue à laquelle il avait participé. Nous eûmes un échange de courriers électroniques assez volumineux et très positif. De loin le plus "constructif" que j'avais eu avec un ufologue depuis longtemps.

Ceci dit, voici ce que m'écrit le professeur Meessen :
"M. Wathelet,

Je vous remercie de votre courrier électronique et des réponses détaillées qu'il contenait. J'y reviendrai, mais je commencerai par l'essentiel : la visite de M. D'Amato.

J'en fus informé par M. Clerebaut. Il m'expliqua au téléphone que M. D'Amato désirait me rencontrer, pour avoir de plus amples informations sur la vague belge. Serait-il possible que je le rencontre tel jour, à telle heure, dans les locaux de la SOBEPS ? J'ai accepté et la réunion a duré toute une après midi. M. Clerebaut et M. Ferryn étaient présents, mais ils ont peu parlé.

M. Richard C. D'Amato s'est présenté comme étant le conseiller du Sénateur Robert C. Byrd qui était à cette époque le président du "Senate Committee on Appropriations". C'est un organisme très puissant, puisqu'il est responsable de l'attribution des budgets militaires. M. D'Amato expliquait qu'il avait pu combiner cette visite avec un voyage qu'il effectuait en Europe, pour d'autres raisons. Il n'était nullement question de ce qu'il aurait été "officiellement dépêché par le Congrès US", comme l'affirme votre informateur français. Il était cependant évident pour moi que M. D'Amato ne venait pas simplement par curiosité personnelle. Au moins M. Byrd doit lui avait demandé de se renseigner, pour en arriver à uneimpression directe sur la SOBEPS, ses collaborateurs et leurs méthodes. Cela ne me dérangeait pas. Au contraire, j'appréciais le fait qu'il prenait ses renseignements, en frappant à la porte.

Je savais qu'il ferait rapport, au moins quelque part. C'était uniquement cela qui avait de l'importance, puisque cela m'offrait la possibilité de faire passer un message et de le faire parvenir à l'endroit voulu! La réunion avait lieu en juillet 1992. M. D'Amato devait donc être au courant de la vague, comme elle se présentait à travers les médias ou pour des "observateurs" américains en Belgique. Dans sa position, on ne voyage pas sans préparation. Bien qu'il n'avait pas lu le rapport de la SOBEPS, publié en 1991, il était très probable qu'il avait bénéficié d'un "briefing". Peu importe, en fait, puisque sa présence suffisait pour démonter qu'il attachait de l'importance au phénomène OVNI, à son traitement par la SOBEPS et à l'intervention des F-16.

Je lui ai décrit les observations fondamentales, pour qu'il puisse bien se rendre compte de l'importance et de l'ampleur exceptionnelle de la vague belge, de la fiabilité des témoins et des performances de ces engins, inexplicables en terme de technologies connues et des savoirs scientifiques existants. J'ai précisé que j'avais mené des enquêtes personnelles et qu'après cela, je voulais savoir ce qui se passait sur les radars situés en Belgique. J'aurais failli à ma responsabilité de scientifique, si je ne l'avais pas fait. Il a dû se rendre compte de la rigueur avec laquelle nous abordions l'étude des faits et leur interprétation. M. D'Amato écoutait avec grande attention. Ses compétences se situaient au plan politique, juridique et militaire et non pas dans le domaine scientifique, mais j'avais l'impression qu'il captait bien le message que je tenais à faire passer. Je ne me souviens pas qu'il ait posé des questions, mais je sais que j'ai mené la conversation, pour atteindre l'objectif qui était le mien.

Le traitement "officiel" du phénomène OVNI par les pouvoirs politiques et militaires aux Etats Unis est inadéquat et doit être modifié!

Voilà ce que je voulais lui faire comprendre, de telle manière qu'il le retienne au moins à titre personnel. Il ne me serait jamais venu à l'esprit de faire état du contenu de cette entrevue, non pas parce qu'il y avait des secrets, mais parce qu'il est parfois plus efficace de travailler dans l'ombre. Dans la situatioin actuelle, il me semble cependant utile d'éviter des malentendus, puisqu'ils risquent de s'installer sous forme de rumeurs.[...]

J'ai précisé devant M. D'Amato, qu'il n'y avait pas de doute possible sur le fait que les autorités politiques et militaires compétentes aux Etats Unis avaient à leur disposition tous les moyens nécessaires pour être bien informés sur les caractéristiques des OVNI et la nature extraordinaire de cette technologie. Ils devaient donc savoir que cette technologie ne venait pas d'eux, ni d'aucun autre pays du Monde. Je disais que je pouvais comprendre qu'en 1947 et au début des années 50 (quand le comité Robertson a donné un avis semi-public), on se préoccupait surtout du fait qu'une étude secrète du phénomène OVNI pourrait procurer aux Etats Unis des avantages militaires. Il faut reconnaître, cependant, que la situation n'est plus la même. Etant donné que les observations continuent et que la nature extraterrestre du phénomène devient de plus en plus évidente quand on examine les faits de manière approfondie, nous sommes confrontés à un problème scientifique et humain d'importance capitale. Il dépasse de loin les intérêts particuliers de tel ou tel pays. Ce n'est plus simplement un problème de Sécurité Nationale. C'est un problème qui concerne l'humanité entière et son avenir à longue échéance. Personne n'a le droit de le travestir.

Le jour viendra inévitablement où l'on saura que les autorités politiques et militaires des Etats Unis ont délibérément menti, et cela pendant de longues années. Ce n'était pas la décision d'un seul homme, mais de nombreuses personnes. Est-ce que cela conduira à un résultat bénéfiqque? A la longue, ce n'est ni le pouvoir des armes, ni de l'argent, ni de domination sous quelque forme que ce soit qui puisse "gagner". Ce sont les valeurs qu'on défend! Les Etats Unis se présentent comme étant les défenseurs de la liberté et de la démocratie, mais on finira par savoir qu'on a délibérément menti Quelles que soient les raisons invoquées, ceux qui sont responsables de cette politique devront en assumer les conséquences. Ce système politique perdra son crédit moral. Les Etats Unis pourraient donner pourtant initier une politique différente en matière d'OVNI. Ils y auraient plus à gagner, à la longue, qu'en se moquant de tous les peuples du Monde. On peut réussir, si l'on est décidé à le faire.

Voilà donc ce qui s'est passé au cours de cette réunion à la SOBEPS. Ce n'est peut-être pas ce à quoi vous vous attendiez.Je ne me souviens plus des termes exacts de notre entretien, mais il est certain que ce que je viens de décrire se trouvait au "coeur" de la conversation que nous avons eu le privilège de mener, à cause des circonstances et du travail fourni. M. Ferryn suivait ce que je disais en anglais et il y a deux jours, il m'a confirmé que c'est bien cela qu'il a également retenu. C'est lui qui avait amené M. D'Amato et qui l'a reconduit à l'hôtel. Le contenu de leurs entretiens m'était inconnu. D'après ce que j'en ai appris maintenant, M. D'Amato a fait comme s'il était peu au courant du phénomène OVNI et il n'a rien révélé qui n'était pas connu. Il a posé des questions,par contre, comme quelqu'un qui voulait apprendre à mieux connaître la SOBEPS. On n'avait rien à cacher. Au contraire, on avait quelque chose à lui dire. Certains propos que vous avez recueillis sont peut-être à revoir sous cet éclairage.

Peu de temps après la visite de M. D'Amato à la SOBEPS, j'ai rencontré le général W. De Brouwer. Il m'a dit spontanément que M. D'Amato était venu le voir, le lendemain. L'élément essentiel de cette rencontre semblait résider dans le fait que M. D'Amato aurait voulu obtenir une copie des enregistrement radar des F-16, réalisés au cours de la nuit du 30/31 mars 1990. Le général. De Brouwer ne l'a pas donné mais a assuré M. D'Amato du fait qu'il l'obtiendrait, si une demande "officielle" était introduite. Elle n'est jamais venue. C'est de la stratégie".

Fin de citation.

La lettre du professeur Meessen, dans son intégralité, est bien plus longue. Mais les sujets abordés sont d'ordre général ou privé. A la fin de son courrier, il écrivait qu'il ne voyait aucun inconvénient à ce que ses propos soit diffusés mais qu'il aimerait cependant lire les passages qui le concernent. Chose normale.

Toutefois, Mr Bougard, par la suite, m'informa que cette visite et les conversations qui en résulta sont perçues différemment par les trois protagonistes, côté SOBEPS, et qu'il serait souhaitable que ces nuances apparaissent.

Il semblerait que Messieurs Clerebaut et Ferryn n'aient pas exactement la même vue que le professeur Meessen. Je respecterai donc leur souhait en mentionnant cette différence d'appréciation concernant la fameuse visite. Nous retiendrons donc que messieurs Clerebaut (secrétaire général) et Ferryn (co-fondateur) ont le souvenir d'une allusion aux "blacks programs" et de l'officialité de la visite mais que le Professeur Meessen est plus nuancé.

Pour ma part, D'Amato, lors de son entretien avec le Général De Brouwer, a commis une faute grossière. Il lui a demandé une copie des données radar enregistrées par nos F-16. Cela est contraire à tout protocole. Il savait très bien que le général ne pouvait lui remettre les pièces demandées. Insoucience typiquement "yankee" ou acte délibéré? Là encore, je rejoins l'avis du professeur Meessen en attribuant cette gesticulation officieusement "officielle" à de la stratégie.

Au travers de cette démarche, je verrais plutôt le message suivant : "Nous (les institutions officielles desUSA) sommes très attentifs au phénomène OVNI car nous n'en sommes pas à l'origine".

Mr D'Amato, lui, prétend qu'il est à la recherche d'éléments tendant à prouver qu'il existe, aux Etats Unis, une structure occulte, d'une puissance incroyable, qui maîtriserait une technologie "mystérieuse" et qui ferait abstraction des frontières et même de son propre gouvernement.

Pourtant, il me semble que Mr D'Amato devrait être bien renseigné et mieux que quiconque car il a accès, par le canal de son patron le sénateur Byrd, au gratin des entreprises et laboratoires scientifiques et tecnologiques! Il est en relation avec tous les services de renseignements du pays! Il est en rapport permanent avec tous les secteurs de la Défense et des Affaires Etrangères. Et il est considéré comme un spécialiste national de la Sécurité et de la politique extérieure. J'en veux pour croire, par exemple, sa présence en tant qu'orateur au meeting annuel de l'Association Américaine de Science Politique qui se déroula en août 97 à Washington, dans la salle Truman de l'hôtel Sheraton. Parmi les dizaaines d'intervenants, on peut noter du personnel du Département de la Défense, de la NAVY, des députés et des professeurs d'université dont celle de Stanford. Les principaux thèmes abordés étaient la stratégie, la sécurité nationale et internationales, l'OTAN, la politique mondiale, etc...

Et puis, il est difficile de concevoir qu'une technologie semblable à celle des OVNI puisse être développée sans que les meilleurs services d'espionnage du monde n'en sache rien. Imaginez-vous un peu l'infrastructure nécessaire pour ce faire! Il faudrait que des entreprises privées participent au développement et à la recherche. Et puis, il faut les installations, du personnel en nombre, des ressources en énergie, des ressources financières immenses, etc... Mais d'où sort cette technologie, bon sang? Il faut que ce soit vraiment important pour que des gens défient ainsi la puissance du gouvernement américain et de son Président.

Dans son article, dont j'ai extrait un passage plus haut, le Dr Boylan faisait allusion à une société qui pourrait être un bon "client" pour traiter cette fameuse "Advanced Technology". Il nomme "EG&G". Mais saviez-vous que l'EG&G est venue s'installer en Belgique? Quand? Mais en 1989, voyons! Où? A deux pas de l'Aéroport de Bruxelles Nationales. Pourquoi là? Parce que l'EG&G dispose d'une mini-compagnie aérienne à usage strictement privé et qu'ils préfèrent transporter leur matériel eux-mêmes. Avouez que c'est étonnant quand même.

En tous cas, on est loin, très loin, des spéculations hasardeuses qui ont, soi-disant, conduit le ministre belge de la Défense a clôturer le dossier "Vague Belge" (dixit les média belges, par la suite j'apprendrai qu'il n'en est rien et qu'il s'agirait d'une erreur (?) des média... Le ministre Poncelet n'aurait même jamais fait allusion au LoFLYTE!). Le LoFLYTE...? Non mais! Il n'a rien d'un black program puisqu'il fait partie d'un projet commun entre certaines sociétés privées et le Département de la Défense. Tout cela est clair et limpide. Mais peut-être que la vérité est impossible à dire... Bref, ce dossier doit être rouvert ou alors qu'on m'explique pourquoi on doit le fermer. Mr D'Amato n'est pas venu étudier les inversions de température en Belgique! Le Maréchal des Logis de la gendarmerie, Mr Renkin n'a pas vu le LoFLYTE mais bien autre chose...

Et si tout cela coïncidait plutôt avec une éducation contrôlée, distillée goutte à goutte, en vue de familiariser les gens, vous et moi, avec de nouveaux concepts? Et si Mr D'Amato, lors de son entrevue avec le général De Brouwer, lui avait fait part d'une mise en alerte maximale du NORAD et du Space Command, lors de la Vague! En effet, le radar militaire de Glons fait partie du dispositif de surveillance aérienne de l'OTAN et il est difficilement concevable que les américains, là-bas dans le Colorado, ne s'en soient pas préoccupé. Mais la source de cette information, je ne peux la garantir. C'est l'une des seules dans ce cas que vous trouverez dans ce livre.

Une autre hypothèse pourrait être que Mr D'Amato soit venu "aux nouvelles" pour le compte du Sénat et du NSC (et donc du Président). Tout semble indiquer que Mr D'Amato continue ce job aujourd'hui encore: identifier le personnel qui développe une technologie "non- publique", au nez et à la barbe du Président et du Congrès. Dès lors, comment interprêter ce bon mot du Président Clinton, en visite à Belfast pour la fête de Noël en décembre 1995. Ceci fut même diffusé dans un communiqué officiel de la Maison Blanche.

THE WHITE HOUSE

Office of the Press Secretary

(Belfast, Northern Ireland) For Immediate Release November 30, 1995 REMARKS BY THE PRESIDENT AND THE FIRST LADY AT THE LIGHTING OF THE CITY CHRISTMAS TREE Belfast City Hall Belfast, Northern Ireland 7:36 P.M. (L)

"[...] And to all of you who have not lost your sense of humor, I say thank you. I got a letter from 13-year-old Ryan from Belfast. Now, Ryan, if you're out in the crowd tonight, here's the answer to your question. No, as far as I know, an alien spacecraft did not crash in Roswell, New Mexico, in 1947. (Laughter.) And, Ryan, if the United States Air Force did recover alien bodies, they didn't tell me about it, either, and I want to know. (Applause.) [...]"

Dans la langue de Molière, cela donne à peu près ceci:

"... Et à tous ceux parmi vous qui n'ont pas perdu leur sens de l'humour, j'ai reçu une lettre de Ryan, 13 ans, habitant Belfast. Maintenant, Ryan, si tu es dans la foule ce soir, voici la réponse à ta question. Non, autant que je sache, aucun vaisseau extraterrestre ne s'est crashé à Roswell, Nouveau-Mexique, en 1947. (rires) Et, Ryan, si la Force Aérienne des Etas Unis a récupéré des corps extraterrestres, ils ne m'en ont pas parlé. Et moi aussi je veux savoir..."

Quant on sait comment se construit les discours d'un Président, a fortiori celui des Etas Unis, on peut être certain que cette phrase n'est pas innocente. Reste à savoir à qui elle s'adressait... Et puis, tout le monde sait que quand le Président le veut, le NSC le peut!

Des gens savent mais refusent de parler. C'est un fait indéniable. Mais à leur décharge, tant que la masse préférera croire plutôt que d'essayer de savoir, il serait peut-être dangereux d'amener des éléments nouveaux que peu d'entre eux pourront gérer. Dans une école, le professeur base toujours son cours sur la moyenne inférieure de la classe...

Alors Mr D'Amato, vos "amis" ont récupéré quelque chose de bizarre en 1947 et c'était tellement important que le projet ne pouvait dépendre des fluctuations politiciennes ou autres caprices électoraux? Ceci était tellement fabuleux et effrayant à la fois qu'un groupe s'est créé pour étudier et développer la technologie issue de cette chose bizarre, au cas où... ? Pour ne pas ameuter la population et afin de garder les mains libres, ces gens auraient détourné des moyens colossaux et sont, aujourd'hui encore, protégé par un état dans l'état? En sommes, c'est ce que vous clamez ici et là... Et curieusement, une série américaine, devenue "cult" depuis, raconte exactement la même histoire. Vous connaissez un certain Chris Carter? La vérité est-elle vraiment ailleurs? On voudrait nous y faire croire que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Ces faits sont d'une importance majeure pour l'évaluation de la problématique OVNI en général. De vraies questions sont posées. Des faits sont établis. Des recoupements ont été effectués ici et d'autres seront soumis à votre attention dans les chapitres suivants.

En effet, comment cerner l'insidence de Mr D'Amato sans connaître les particularités de son principal "employeur", j'ai nommé le Sénateur Byrd. Il est également possible, mais non avéré, que Mr D'Amato soit le porte parole d'une fournisseur d'accès à l'Internet, l'un des plus importants des Etats Unis, America On Line (AOL). Il, s'il s'agit bien du même Richard C. D'Amato, a pris position en faveur de la "diffusion" de certains renseignements personnels relatifs aux abonnées d'AOL et ceci afin de favoriser le commerce électronique... dit-il. Il ajoute que cela est fait en respect des lois en vigueur. AOL draîne des millions d'abonnés dans le monde. Le fait que cette société décide de "vendre" certaines données privées (en fait, tout ce que l'on fait sur Internet est systématiquement inscrit dans les machines de nos fournisseurs d'accès. Cela donne une idée très précise de vos centres d'intérêt et de votre personnalité) n'est pas pour plaire à tout le monde.

Enfin, c'est toujours bon à savoir mais bien moins intéressant que ce qui suit...

PARTIE 2/2: Le Sénateur Robert C. Byrd


LIENS DES REFERENCES


* Capital Online: Naval Surface Warfare Center group packs up
* Relevant Committees of the 104th U.S. Congress
*"archives"
*(Untitled)
*B:.B:. ©
*Birds of a Feather No Longer: Policy Split Divides "Aviary" UFO-Secrecy Group
*Capital Online: Academy may resume donating leftover food
*Capital Online: Mid-sponsorship program still strong despite recent troubles at academ
*CENTER OF ATTENTION NEWSLETTER #19
*Committee on Appropriations
*Congressional Budget Office Home Page
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article
*Deja News - Article1
*DSFP Panels and Poster Presentations for 1997 meeting
*HotBot results: D'Amato (151+)
*HotBot results: D'Amato (76+)
*HotBot results: Richard D'Amato (1+)
*Senators Kept Psychic Intelligence Program Alive, Staff Aides Say
*Stargate
*Roswell
*CICAP - I veggenti della CIA
*CQ NewsAlert - Committee Rosters
*DSFP Panels and Poster Presentations for 1997 meeting
*HotBot results: Richard C. D'Amato (26+)
*ISCNI*Flash 1.11
*talk.politics.space 93
*To Be Governed...
*AOL HANGS UP TELEMARKETING PLAN
*AMERICA ONLINE TELEMARKETING INFORMATIONS


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