Système d’armes exotiques  (1) - avions et autres objets volants

Un numéro de la revue « Air Force » consacré aux prototypes et projets de l’USAF

Par Alain H., équipe ADV et Yves, conseiller général (novembre 2000)

 


Les armées et les services « recherche et développement » des grands groupes aéronautiques du monde entier se sont lancés depuis la fin des années 50 dans l'étude, le prototypage et la fabrication d'avions toujours plus performants. Lorsque le mode de fonctionnement de ces avions fait appel à de nouvelles techniques, ou à des concepts « exotiques », une grande partie des phases de développement et d'exploitation se déroule dans le plus grand secret. Parmi les pays les plus habitués à ces développements secrets, citons principalement les Etats-Unis, la Chine, La Russie et l'Angleterre. La France, à première vue, présenterait beaucoup moins d'activités 'high-tech' liées à l'avionique : on y travaillerait surtout sur les hélicoptères.
 

Aux USA, la NASA possède un programme de développement aux visées très larges, allant du drône au lanceur de satellite, et utilisant le nom générique de X-planes, suivi des numéros référence des projets.

 

Le A-12 (ou D-21): l'un des X-planes de l'USAF

 

Certains de ces développements, stoppés pour d'obscures raisons par la NASA, auraient de fait été récupérés par l'armée en raison de leur potentiel stratégique.

La revue « Air Forces » consacre un numéro entier à l'histoire de ces prototypes, connus ou à moitié connus, en parcourant les types de missions et les différents pays actifs dans ce domaine. C’est de ce numéro intitulé Air Forces Monthly Special : "X-Planes... the next generation", dont je voudrais parler ici.

 

Se poser sur un mouchoir de poche…

 

Une des articles les plus intéressants concerne le projet « Senior Citizen », par Joseph Jones. Lisez attentivement, vous allez comprendre pourquoi...

Senior Citizen est la suite du programme DARPA/Scaled Composites de AT³ (Advanced Technology Tactical Transport). Ce programme a permis de construire un prototype d'avion transporteur de troupes à 62% de sa taille réelle. Cet avion a volé entre 1987 et 1989. En gros, il fallait étudier un avion à mi-chemin entre un hélicoptère et le C-130. Retenez bien le but : atterrir sur une très courte distance (au début du projet: 304m) et transporter 14 personnes et 2 tonnes de matériel.

 

Le premier appareil ATTT


 
 

Lockheed (http://www.lmtas.com/) aurait déjà réalisé un prototype fin des années 80 capable de décoller sur 3m (!) et d'atterrir DANS un terrain de football. L'image n'est pas là par hasard: il avait été question de faire atterrir ce type d’avion sur un terrain de football de la capitale iranienne pour évacuer des otages américains déjà fin des années 70. Son nom était « Credible Sport » et il aurait pu être un YMC-130H modifié très fortement.

 

Mais le but final aurait été atteint par le C-41SR dit « Senior Citizen ». Cet avion incorpore une technique de contrôle de la circulation des flux d'air découverte précédemment par le DARPA. Northrop aurait reçu la commande en 1983, de DARPA et de l'USAF. Le premier vol de Senior Citizen eu lieu en 1988 (soit seulement un an après le premier vol du prototype à 62% (dont la forme n'a vraiment rien à voir avec celle de Senior Citizen). Et devinez où a eu lieu ce vol! Sur la célèbre base de Groom Lake ! Ah oui, j'oubliais: il fallait évidemment que Senior Citizen soit invisible aux radars, à l'infra-rouge, aux senseurs acoustiques et à l'oeil nu!

 

Pour la petite histoire, Northrop a déjà planché sur trois autres prototypes d'avion invisibles, tous élaborés dans son centre sur les micro-ondes, basé à Hawthorne en Californie. Je cite:

1) le N-14, avion triangulaire, surface supérieure d'aspect pyramidal, vitesse supersonique. Son autre surnom: F-121, « black delta » ou « pyramid ».

2) le 'Whale', avion de surveillance de zone de combat.

 

Le troisième projet visait le cahier des charges de l'Aurora mais n'aurait pas été sélectionné.

 

 

Un drôle d’engin triangulaire…

 

Mais revenons à Senior Citizen: L'engin, de forme triangulaire (tiens, tiens...), est équipé de trois sources lumineuses à intensités variables, positionnées aux trois sommets de sa forme triangulaire. Leur fonction serait de masquer (sic ?!) la vraie forme de l'avion la nuit. De jour, d'autres « lumières » seraient utilisées en très grand nombre pour cacher l'appareil, le rendant non discernable de jour lorsqu'il se trouve à plus de 3 kms. L'appareil bénéficie également d'un système nommé « effet Coanda amélioré » (http://jnaudin.free.fr/html/coanda.htm) qui lui permettant de décoller et d'atterrir sur des distances extrêmement courtes. L'avion aurait enfin une surface supérieure de type aile-jet. Les vitesses atteintes par ce prototype ne sont pas données ; il semblerait en revanche qu’il soit capable de voler à des vitesses relativement basses.

 

Le Dr Henri Coanda, né en Roumanie, a découvert l'effet Coanda (http://www.cfcl.com/jef/coanda_effect.html)en 1910 et y a consacré 20 ans de recherches. Manifestement, cet effet est très connu puisque c’est celui qui permet à tout avion de voler, via la forme courbe du profil de ses ailes. Nous parlerons ici de pneumo-dynamique, ou de contrôle de la circulation. L'aile de Senior Citizen, elle, serait parcourue de tuyaux, faisant passer de l'air entre les bords d'attaque avant et les bords de fuite arrière. Des compresseurs soufflent de l'air comprimé par des petits trous qui sont positionnés tout le long des ailes. Le B-2 (Bombardier) et le YF-23 (avion de chasse) auraient le même système de contrôle de vol ; ils serait bien sur interdit de les photographier... Notre Senior Citizen pousserait le principe beaucoup plus loin. Les tests auraient été terminés vers 1988. Un ami du journaliste aurait participé à ceux-ci et déclaré que la face supérieure de l'avion est équipée de milliers de petits trous. Cet avion pourrait donc décoller à la verticale et même voler en arrière.

 

Des témoignages du Senior Citizen en vol seraient disponibles. En 1990, des essais auraient été conduits à Tehachapi Mountains, près du centre de recherche sur les micro-ondes de Northrop de Tejon Canyon. L'avion triangulaire serait plat, aurait le nez arrondi et présenterait un bord d’ailes arrondi. L'avion vu était coloré avec une zone noire centrale.
 


Un autre X-projet de Lookeed-Martin, l'UCAV
 
 

Senior Citizen serait depuis 1989 utilisé presque toujours de concert avec les F-117, les suivant à quelques minutes d'écart (jusqu’a 4 heures). En août 1990, il était en Angleterre, à la base de Aalconbury. Douze témoins de son activité rapportent qu’il aurait été engagé dans des opérations lors de la guerre du golfe ; un des témoins aurait même été parachuté depuis Senior Citizen en direction de Bagdad. Mais il y a plus : le journaliste bien connu Steve Douglass aurait de plus filmé l'avion lors de manœuvre d'exercice à Roswell !

 

Un projet britannique: le Futur Offensive Air System...

 

 

Enfin, en 1992, le nom de code de Senior Citizen aurait été changé par l'USAF pour le terme de « Gotcha » (mot populaire pour « I got you », qui signifie « je t’ai eu », ou « je t’ai attrapé » ou « compris » selon le contexte). La RAF aurait confirmé avoir accueilli l'avion sur sa base de Machrihanish en Ecosse. Cet avion a aussi été dénommé Manta, Black Manta ou Astra, mais surtout pour brouiller les pistes. En effet, il existe également un avion Manta utilisant les techniques pneumodynamiques. Senior Citizen serait maintenant basé à Camp Mackall en Caroline du Nord. Leur nombre n'est pas connu.
 

Code du programme: 0603223F

Désignation USAF : C-41SR

Acronyme: ASALT (Advanced STOL Assault & Logistics Transport)

Contractor: Northrop Grumman's Black Widow Group (même genre que les Skunk Works de Lockheed)

Subcontractor: Scaled Composites.

En tout état de cause, nous ne parvenons toujours pas à faire se rejoindre les triangles noirs de la vague belge et des avions comme le Senior Citizen, la description de celui-ci (ou du moins ce qui en est dit) ne permettant pas d’expliquer les possiblités de manoeuvre à très haute vitesse observées par l'armée de l'air belge.
 
 

Et Area 51, dans tout ça ?

 

Ne vous désespérez pas. ! Le numéro de Air Force présente aussi un article de Mark Nicholls sur Area51.
 
 

On y parle de mesures sismiques faites au sud de la Californie ayant permis de relever des bangs supersoniques réguliers (tous les jeudis depuis 1991), et permis d'estimer des vitesses de déplacement comprises entre Mach 3 et 4, pour une direction orientée vers Area51. Des confirmations ont été demandées ; l'USAF et la NASA confirment qu'il ne s'agit pas de la navette spatiale ou du SR-71. Ces mesures laisseraient penser qu'il pourrait s'agir de l'Aurora. Le rédacteur de l'article pense également que l'Aurora aurait servi en Irak et au Kosovo.


 

D'autres références sont faites à l'Artichoke et au TR-3A 'Manta', construit par Northrop comme avion de reconnaissance. Ce TR-3A opérerait depuis Stallion Airfield (New Mexico) ou Tonopah Airfield (Nellis). Ce TR-3 serait en production depuis le milieu des années 80 et aurait participé à la guerre du Golfe.
 

On parle également d'un nouveau matériau qui serait beaucoup plus difficilement détectable par les radars, qui pourrait changer de couleur et réduire la signature infrarouge. L'avion pourrait aussi utiliser des champs électrostatiques pour réduire sa traînée. Le B-2 utiliserait le même système...
 
 

Une vieille connaissance….
 
 

On retrouve dans ce numéro spécial plusieurs citations du nom d’une vielle connaissance : la société EG & G (http://www.egginc.com/).
 

Fondée en 1947, EG & G aurait employé le controversé Bob Lazar. Plus sérieusement, EG&G fournit des experts dans de nombreux domaines et met son nez dans un nombre « incroyable » de programmes de recherches, des systèmes de gestion des combats aux systèmes de contrôle d'UAV, des sous-marins, des transporteurs aériens, des systèmes de détections d'avions et d'objets, aux systèmes de commande, de contrôle, de communication et d'intelligence. Elle est aussi impliquée dans un programme de recherche et d'étude de systèmes d’armes électromagnétiques. EG&G aurait ses quartiers généraux à Las Vegas. Près de ceux-ci, il y aurait des bâtiments de Lockheed Martin et de Hugues. Or, Lockheed Martin travaille sur les systèmes de propulsion par anti-gravité…

 

Au titre des autres sociétés citées, comme travaillant également sur la propulsion gravitationnelle, on voit apparaître Science Applications International Company (SAIC) à San Diego. Il s’agit, tout simplement, d’une des plus grosses entreprises d’ingénierie américaine, voire peut être même la plus grosse. Le directeur de cette société aurait été ("aurait" car nous n’avons pas pu le vérifier) un des pontes des services spéciaux de la Navy, de la National Intelligence Agence, et directeur-adjoint de la CIA et de la Defense Intelligence Agency.
 

Officiellement, cette société travaille, entre autre sur le pilotage logiciel des système d’armes. Elle avoue une étroite collaboration avec l’armée, sur des sujets aussi exotiques que le "bio-terrorisme" . Plus exotique encore, lors d'une interview, on aurait demandé à son directeur si des véhicules extraterrestres écrasés sur terre pourraient être donnés aux sociétés publiques pour entamer des recherches. Il aurait tranquillement répondu que ce n'était pas possible pour le moment… mais que cela pourrait l'être dans quelques années.
 

Enfin, encore plus amusant, il y a au moins une personne chez SAIC qui semble s’intéresser aux questions ufologiques puisque notre site a déjà enregistré un certain nombre de connexions en provenance de cette entreprise…
 

La réalité dépasserait elle la fiction ?
 


Retour au menu "Articles"


Retour au menu