La neurochimie du cerveau et les états altérés de conscience

Une réflexion sur les compte-rendus d'enlèvements

par

Alain H. (Ufocom, équipe ADV) et Yves(Ufocom, équipe SCI)


Introduction

Si l'on désignait un siècle par rapport aux percées scientifiques majeures qui ont eu lieu au cours de son passage, le 20 ème siècle serait sans aucun doute celui de la neurochimie du cerveau. Ce point de vue est soutenu par les résultats obtenus de la part de neurobiologistes aux cours des dernières 30 années.

Le fait de démêler les mécanismes qui sous-tendent l'emmagasinage et le rappel des données perçues (la mémoire), ou l'information liée à la perception de notre monde par le biais de nos sens, est une approche qui pourrait avoir des répercussions profondes sur nous-mêmes et – très vraisemblablement – sur l'essence de l'être humain. On peut anticiper que de tels sujets seront aussi discutés et aussi controversés que l'est de nos jours celui de la diffusion délibérée dans l'environnement d'organismes génétiquement modifiés.

Toutefois, quel est le rapport entre ce problème et la question des OVNIs? Et bien, les deux pourraient être liés, de plusieurs façons. L’éventuelle connexion que nous souhaitons discuter à présent concerne les soi-disant compte-rendus d'enlèvements qui peuvent être lus dans la littérature sur les OVNIs, ou trouvés sur les différents sites Web ou groupes de discussion. Avant de continuer, nous souhaitons préciser que ce texte ne vise aucunement pouvoir fournir au lecteur LA réponse à la question des enlèvements. En effet, UFOCOM était toujours et demeure à ce jour très soucieuse du traitement appliqué à ces données car leur source réside le plus souvent, si ce n'est pas toujours le cas, dans les témoignages qui n'offrent pas beaucoup de données concrètes à examiner. De plus, ces témoignages proviennent souvent d'une seule personne, un cas de figure qui rend l'analyse des faits signalés assez difficile, voire, impossible. Cela mis à part, la plupart des témoignages sont originaires des USA, tandis que ceux d'autres régions du monde sont bien plus limités en nombre (spécialement de l'Europe), ce qui n'est pas le cas lorsque nous examinons les compte-rendus sur les OVNIs. Cela peut signifier qu'une déformation "culturelle" ou "locale" pourrait être impliquée dans le phénomène des enlèvements. Quelle que soit la nature du phénomène, il est difficilement accessible à l’exploration scientifique.

Comme nous l’avons mentionné plus haut, ce texte ne vise pas à donner une explication sur les témoignages d’enlèvements et les " rencontres E.T. " qui s’y rapportent, ni, non plus, de remettre en cause la sincérité des témoins non plus. Il est simplement question du fait que les auteurs ont accumulé une certaine quantité de données, fait des expériences relatives à ce qu’on appelle " les états altérés de conscience ". Cette expression comprend les NDE (= near death experience) ou expériences de mort rapprochée, les OBE (= out-of-body experience) ou expériences de sortie du corps, et les APE (= altered perception experience) ou expérience de perception altérée. Ces expériences ou états ont tous une connexion avec les compte-rendus des enlèvements.

La première partie de ce document est consacrée à la présentation de nos expériences. La deuxième partie traitera l’examen de ces données par rapport à la neurochimie du cerveau et à la lumière d’autres textes concernant les APE.


  1. Nos expériences personnelles

    1.1 La perception altérée

Yves a testé pendant environ deux ans des produits pharmaceutiques connus sous le terme générique " antidépresseurs ", sous surveillance médicale stricte. Les noms scientifiques des molécules ne seront pas dévoilés pour des raisons confidentielles. Ces produits appartiennent tous au groupe nommé SSRI (= Selective Serotonin Reuptake Inhibitor) ou " régulateurs de la réabsorption sélective de sérotonine ". Ils sont utilisés principalement dans le traitement des dépressions et de désordres mineurs ou majeurs du comportement. La molécule " pilote " de cette famille de produits est commercialisée en Europe sous le nom " Prozac ".

La plupart des patients traités avec les molécules de type Prozac n’ont pas, ou peu, souffert d’effets secondaires. Néanmoins, pour des raisons inconnues, Yves s’est avéré très sensible aux molécules SSRI, ce qui paraît important pour l’évaluation des effets secondaires possibles d’un tel traitement. Voici ce qu’il a exprimé :

" J’avais pris des doses médicales du produit X pendant quatre jours, sans effets secondaires concrets. Le matin du cinquième jour j’ai vécu une expérience mémorable. Je conduisais sur l’autoroute A6, dans la direction de Paris. Soudain, j’ai entendu une voix d’homme m’adresser la parole depuis le siège arrière de ma voiture. J’ai vite tourné la tête et ai vu qu’il n’y avait personne. J’ai immédiatement vérifié si ma radio était allumée, mais ce n’était pas le cas. J’ai ralenti en conservant une vitesse compatible avec le trafic et suis arrivé à Paris en l’espace de cinq minutes. Pendant ces cinq minutes j’ai entendu encore une fois la même voix, inconnue pour moi, qui parlait très clairement, dans une langue semblable au latin, mais que je ne comprenais pas, ni étais en mesure de reconnaître (malgré le fait que je parle français et espagnol et comprends un peu l’italien). Je n’ai jamais eu une telle expérience auparavant ! Le même soir j’ai contacté le médecin chargé du suivi des effets du produit et lui ai fait un rapport de l’événement. Il m’a dit que je faisais l’expérience d’une " perception altérée ", un cas de figure qui se produit parmi quelques usagers du produit X. Il a ajouté qu’un état de perception altérée pouvait comprendre des sons bruyants, des lumières étranges et des hallucinations visuelles, parfois très violentes. J’étais heureux de ne pas avoir fait ce type d’expériences pendant que je conduisais dans un trafic plutôt dense ! " Naturellement, l’expérience a été aussitôt arrêtée. La voix que Yves avait entendue n’est plus jamais revenue…

Quelques mois plus tard, Yves a testé un autre SSRI. Ce produit, disons Y, a eu des effets étranges sur le " cobaye ". Voici ce que Yves en a dit : " Je testais le produit Y en utilisant les doses prescrites par le médecin aux patients. Tout comme pour le produit X auparavant, je n’ai pas remarqué d'effets secondaires pendant les premiers jours. Environ une semaine après le début du " traitement ", j’ai commencé à me sentir mal à l’aise. Un peu étourdi, mais surtout un peu éloigné de la réalité, comme si j’étais en train de me couper progressivement du " monde réel " pour aller vers " un autre monde " que je ne pouvais pas voir mais avais le sentiment de percevoir. Ce sentiment est devenu bien plus fort après les deux jours suivants. Mes enfants, ma femme, ma chambre, ma maison, tout était là, mais moi, je n’étais pas là, j’avais l’impression de regarder un film dans un cinéma. La "place" que j’étais moi-même n’était que " un point de vue " depuis lequel je contemplais un autre monde. De temps en temps, j’avais l’impression de ne pas toucher le sol de la maison ou du jardin, comme si je planais sur un coussin d’air. Mes mouvements m’ont fait imaginer ce que les astronautes ont bien pu faire comme expérience lorsqu’ils ont marché sur la lune. De plus, le temps ne s’écoulait pas de manière normale. Tous les événements avaient lieu comme si j’étais dans une partie au ralenti d’un film. J’ai appelé le médecin le soir même. Le test a été arrêté et les sensations bizarres ont disparu le lendemain ".

Le troisième commentaire est issu également du test d’un produit SSRI (non commercialisé), toujours sous contrôle médical. Voici le témoignage d’Yves : " J’ai pris la première dose du nouveau produit Z un matin, vers 8 :00 heures. Une demi-heure après, j’ai commencé à ressentir une sorte d’euphorie. Toutefois, ce sentiment s’est transformé en angoisse lorsque j’avais de plus en plus l’impression que je " marchais à côté de moi-même ". Ce jour-là, nous devions nous rendre chez mes beaux-parents. Mon épouse a pris le volant tandis que je me suis assis à ses côtés. Pendant le voyage j’avais l’impression d’être assis " à côté de moi-même " - toujours du côté droit, presque comme si ma tête reposait sur la fenêtre de la voiture, une sensation qui n’a fait qu’augmenter lorsque nous sommes finalement arrivés. Je marchais parfois à côté de moi-même (toujours du côté droit), parfois derrière moi-même, presque jamais devant moi-même. Cependant, je n’ai à aucun moment fait une expérience OBE. J’ai décidé d’arrêter l’expérience de mon propre chef car il était samedi et je ne pouvais pas joindre le médecin. Le dimanche je me suis senti mieux, presque " normal ". J’ai contacté le médecin le lendemain. Il m’a dit qu’il avait été judicieux d’arrêter immédiatement le protocole, étant donné que les effets secondaires sont apparus très rapidement, à la première dose prise. Le test a été arrêté. Le médecin m’a indiqué que je ne testerai plus aucun produit à molécule SSRI et qu’aucun ne me serait prescrit dans l’avenir, dans le cas où je pourrais avoir besoin d’un traitement contre la dépression ".


1.2 Expérience de se sentir en dehors du propre corps

A l’évidence, le dernier des témoignages d’Yves a une connexion avec les expériences OBE. Voici maintenant le témoignage d’un autre membre d’UFOCOM, Alain.

Entre septembre 1981 et 1988, Alain a fait 104 expériences dites " en dehors du corps ". Toutes ces expériences ont été " induites ". Il a mis environ un an et demi pour constituer un protocole efficace. Ayant établi plusieurs protocoles basés sur des techniques de relaxation, le yoga ou l'hypnose, il a pu constater que les meilleurs résultats avaient été obtenus en utilisant l'auto-hypnose. Cette technique nécessite un certain entraînement pour pouvoir déclencher un état " en dehors du corps ", à mesure que l'esprit de la personne atteint l'état de conscience adéquat. Ces états favorables étaient:

Aucune indication sur le rapport entre deux OBE n'a pu être trouvée lors de l'analyse des lieux, des dates, de leur espacement, du moment auquel ils ont eu lieu et de l'orientation et position de la personne sous l'expérience.

Il semble que très peu des expériences d'Alain ont impliqué des endroits connus et, pour la plupart, il était difficile d'évaluer si l'endroit perçu était effectivement celui de la réalité. D'autres expériences ont impliqué des endroits inconnus mais consistants, contrairement à ceux des rêves " classiques ". Ces expériences OBE ont permis l'examen conscient des événements, malgré le fait que la façon dont le temps se déroulait pendant ceux-ci n'était pas contrôlable.

L'association des états OBE avec ceux de catalepsie est présente dans 90% des expériences d'Alain et est digne d'intérêt. La catalepsie est une perte du tonus musculaire. La personne ne peut plus contrôler ses muscles et se sent paralysée. Les yeux sont souvent fermés. Les sens peuvent être atteints: les sons peuvent apparaître plus bruyants. Pendant ces phases de catalepsie, Alain était parfois conscient de sa situation. " Je sais que j'étais dans ma chambre à coucher […] et je pouvais utiliser mes bras dans le monde des rêves afin de toucher les objets que j'avais "vu" là quelques minutes auparavant ".

Pour les personnes qui ne sont pas familières avec ces expériences, toute combinaison de sensations peut être perçue, cependant dans des rares cas uniquement. Quelques vingt ans après avoir commencé à traiter les OBE, Alain a une explication personnelle sur les changements drastiques de comportement et d'esprit dont témoignent des personnes ayant eu des expériences OBE, voire, NDE. " Subir une phase cataleptique et se sentir réveillé dans un rêve, semble modifier profondément:

  1. la perception initiale et finale de l’expérience par rapport au rêve " classique "
  2. le sens du réel de l’expérience
  3. la volonté d’intégrer cette expérience […], surtout aux niveaux social et affectif "

Cette dernière remarque explique probablement l’effacement des " imperfections du rêve " des personnes qui témoignent des états OBE, en les faisant croire à la correspondance entre le contenu de leurs rêves et des endroits existants ou consistants dans ce monde ou dans un autre, y compris un monde extraterrestre. Alain dit : " Je dois avouer que j’ai mis 15 ans pour admettre que mes analyses sur mes expériences n’étaient pas objectives – car je retenais dans ces analyses uniquement les éléments " consistants ". Les personnes ayant eu des expériences OBE ressentent qu’ils ont vécu quelque chose de " complètement nouveau ", quelque chose d’extraordinaire, une expérience tellement vivante qu’ils ont cru que c’était réel ".



2. La neurochimie du cerveau

Les deux rapports ci-dessus ne sont que quelques-uns parmi plusieurs autres qui décrivent des états altérés de la conscience. L’un de ces rapports traite d’états auto-induits, l’autre, de phénomènes induits chimiquement. Cependant les deux rapports ont certains points en commun : la sensation d’être en dehors de soi-même ou dans un autre monde, une perception déformée de ce que nos sens nous ont indiqué, en particulier, des hallucinations visuelles ou auditives qui sont en rapport avec la neurochimie du cerveau.

Il est vrai que les SSRI ont des effets puissants sur les processus neurochimiques du cerveau. Ils agissent sur le "métabolisme" de la sérotonine, un des principaux neurotransmetteurs (il s'agit d'une molécule qui transmet l'information neuronale d'une cellule cérébrale à l'autre, à l'endroit où ces deux cellules sont en contact). La molécule SSRI bloque la réabsorption de sérotonine, ce qui résulte en accroissement d'action sérotonérgique. La sérotonine est un composé neuronal clé : " les terminaisons de fibres neuronales des neurones sérotonérgiques s'étendent le long du système nerveux central, du cortex jusqu'à la moelle épinière. Ce transmetteur neuronal contrôle les aspects physiologiques fondamentaux du corps. Ces aspects comprennent l'activité motrice, l’activité cardiovasculaire, la respiration et le contrôle de la température du corps ". (http://www.lafayette.edu/~loerc/ander.html)

Les SSRI et d’autres molécules capables d’influencer le métabolisme de la sérotonine peuvent induire le phénomène rapporté. Nous ne voulons pas donner ici un cours de biochimie. Disons seulement que la sérotonine est apparentée à un aminoacide connu : le tryptophane. Des analogues de cet aminoacide, ainsi que de la sérotonine, ont un effet sur le métabolisme de la sérotonine. Plusieurs de ces analogues sont présents naturellement dans les plantes et dans les animaux, même dans la nourriture à des concentrations très faibles. Cependant, le rapport d’Yves démontre que certaines personnes peuvent réagir de façon forte, voire violente à certaines substances, pour de raisons qui restent à déterminer. Certaines de ces substances sont connues depuis des centaines d’années, d’autres, depuis des dizaines : parmi elles, nous trouvons le LSD et le DMT. Fait curieux, le DMT a un effet bizarre sur le cerveau. Je dois dire que certaines de ces expériences ont été faites, par d’autres que nous, sans supervision médicale, ce qui est à la fois dommage et imprudent. Ufocom ne soutient pas et n’encourage pas de telles pratiques. Nous avons toutefois décidé de publier ces rapports car ils pourraient éventuellement éclaircir certaines questions autour des enlèvements, dits aussi abductions. De plus, afin de vous convaincre ces rapports sont liés à ceux venant de " personnes enlevées ", nous avons mélangé les deux. Il vous revient maintenant de découvrir quel est le rapport fait par un " enlevé " et quel est celui d’un usager des substances décrites.

 

1. " J’ai eu une expérience très bizarre. Non seulement j’ai eu ce qu’on appelle une " rencontre rapprochée ", mais je suis resté avec deux idées. D’abord, " ils " m’attendaient, et ils n’étaient pas amicaux. Au troisième essai, […] je n’ai pas eu un véritable contact mais je les ai " senti " qu’ils voulaient accéder à ma conscience. […] J’étais profondément troublé "

2. " …alors qu’elle était allongée sur son lit, elle se sentit mal à l’aise, comme si quelqu’un était en train de la regarder. […] Elle a alors entendu une voix dire " on est venu te prendre. On ne te fera aucun mal ". Elle s’est ensuite aperçue que son corps était paralysé et qu’elle ne pouvait bouger que ses yeux. Gail était allongée sur son dos et voyait trois êtres à la porte de sa chambre "

3. " Je me suis retrouvé à nouveau en compagnie des " elfes " qui s’affairaient sur moi mais ils semblaient […] très préoccupés de leur tâche, à savoir, faire écouler un liquide doré et visqueux au travers de conduits longs, transparents et entrelacés qui menaient au milieu de mon abdomen… "

4. " Je les ai vus comme des créatures multidimensionnelles, formés de stries de langage visible ; ils étaient plus comme des créatures que je ne les avais vus auparavant… [Ils] dansaient tout autour […] " en secouant " leurs " bras " et leurs " membres/mains/doigts ? " et en " souriant " ou en " riant ", bien que je ne voyais pas de visages en tant que tels. [Ils] me " disaient " (ou je comprenais qu’ils disaient) que je les avais vus avant, pendant mon enfance… "

5. " J’étais dans un endroit très grand et j’ai vu ce qui semblait être des milliers des entités. Ils étaient en train de faire circuler quelque chose entre eux, tout en me regardant ostensiblement comme s’ils voulaient signifier " regarde ce que nous faisons "… J’ai vu ce qui semblait être une ouverture vers un grand espace ouvert, comme lorsqu’on regarde le ciel étoilé depuis l’ouverture d’une grotte. Lorsque je me suis approché, j’ai vu dans l’ouverture une grande créature, avec plusieurs bras… "

6. " Un certain nombre d’éléments semblables au rêve marquent ceci comme un rêve. Par exemple, un cochon que j’avais traité en tant que mascotte dans mon rêve, a été cuisiné puis est redevenu vivant. J’ai rampé dans le jardin du voisin – un champ énorme. J’ai vu des lumières rayonnantes venant de cet endroit, que j’ai interprété comme étant des feux d’artifice. Lorsque j’ai émergé de la clairière, j’ai pu voir que les lumières venaient d’un ovni énorme qui planait sur la clairière, juste par dessus les arbres "

7. " Les êtres m’ont dit que je devais aller avec eux. Lorsqu’ils m’ont mené par le salon, j’ai pu voir ma mère agenouillée devant la fenêtre et elle était congelée avec le fusil [qu’elle tenait] contre son épaule. [Ils] m’ont fait planer au travers du salon. La porte était fermée, elle ne s’est jamais ouverte. Nous avons traversé les murs et tout les obstacles. Je me souviens de remonter la pente mais je ne me souviens pas d’entrer. Mon autre souvenir est celui d’être assis autour d’une sorte de table dans une chambre circulaire. J’avais très froid et j’étais très effrayé. On m’a examiné physiquement ".


Bon, on peut arrêter le jeu ici. Il pourrait continuer pendant des pages encore. Les réponses sont : usagers DMT : 1, 3, 4, 5 ; enlevés : 2, 6, 7. Le moins qu’on puisse dire est que ces témoignages ont des ressemblances frappantes !

Nous aimerions maintenant dire quelques mots au sujet d’une autre molécule : elle s’appelle kétamine (et elle n’est pas apparentée aux SSRI ou DMT). Voici ce que Alain dit :

" Il existe une autre façon d’inciter les OBE et les phénomènes y relatifs… Il s’agit de l’usage de psychotropes tels que la kétamine, comme décrit dans le film " Etats altérés " de Ken Russell. La source principale d’inspiration pour le film est John Lilly, l’auteur du roman autobiographique " Le scientifique ". Lilly explique comment il a reçu le médicament d’un médecin pour soigner une migraine récurrente. Il a trouvé que la kétamine lui permettait de " regarder au-delà la frontière, envers d’autres réalités ". Lilly croit que, pendant qu’il était dans l’état K, " il a fait " contact plusieurs fois avec des extraterrestres, des êtres qui gèrent le Contrôle Terrien de Coïncidences, une branche locale du Contrôle Cosmique de Coïncidences. Ces entités sont placées sur terre afin de gérer les coïncidences de façon à nous faire évoluer progressivement. Lorsque Lilly était sous l’effet de la kétamine, il pouvait communiquer avec ces extraterrestres qui lui ont informé avoir pris des échantillons d’ADN et les avoir transférés sur une autre planète. Sur cette dernière, ils s’affairaient à constituer génétiquement tous les mammifères terriens à grand cerveau – singes, dauphins et baleines – que les entités replantaient sur terre à nouveau, pleinement développés ". Etrange document, proche des themes developpes par els " enlevés ", non ?

Nous connaissons plusieurs sectes (désolé mais en France elles ne sont pas appelées églises) qui n’auraient rien contre un tel rapport. Mais regardons la kétamine de plus prés… L’effet consistant majeur de la kétamine est la dissociation, l’adoption d’une perspective objective ou sans passion. Les phénomènes classiques de dissociation comprennent les expériences en-dehors du corps, le voyage astral et les expériences de type mort-rapprochée ou renaissance. Pour ces raisons, la kétamine a été étudiée en tant que complément de psychothérapie. Des chercheurs à l’Institut de recherche psychoneuronale à Saint-Pétersbourg utilisent cette substance en proportion d’un dixième par rapport aux doses utilisées pour les anesthésies chirurgicales, et pour tenter de soigner les personnes atteintes de dépression et phobies. Ils admettent cependant que même sous contrôle, le processus de perte de la propre individualité peut provoquer des résultats extatiques ou horrifiants… Comme cux décrits ci-dessus ?

De nouveau, ce rapport montre des similitudes frappantes entre les rapports d’abduction et ceux sur les " états altérés de la conscience ". Encore une fois, nous ne disons pas que ce que les " personnes enlevées " ont vécu soit un phénomène OBE ou AP. Nous pensons cependant qu’une méconnaissance des concordances entre les deux types de rapports pourrait être une erreur…

On peut certainement arguter que la plupart des dits " enlevés " n’étaient ni des toxicomanes, ni des usagers de neurotropes sous traitement (quoique, je me demande si l’on a pris soin de vérifier ceci)… A ce point, il est utile de rappeler qu’aucune des expériences d’Alain ont eu lieu " sous drogues ". Autrement dit, de même que certaines drogues peuvent induire des " visions " d’enlèvement, il n’est pas nécessaire d’être sous l’effet de drogues pour avoir de telles visions.

Quel que soit l’avis du lecteur, notre but est celui de vous faire réfléchir à la question par vous-mêmes, avec votre propre esprit. De façon nouvelle, différente de celle propagée par les sceptiques qui renient systématiquement de tels témoignages, et différente aussi de celle propagée par la " ligue pro-abductions " dont le slogan pourrait être " plus c’est extravagant, plus c’est certain ". Dans ce cas, la vérité pourrait non pas être " ailleurs " mais plutôt, " à l’intérieur ".

 

Alain H. (équipe ADV)

Yves (équipe SCI)

Octobre, 1999

Traduit de l'anglais par Eva, équipe traductions.


Sur les auteurs :

Alain est… Il a rencontré Jimmy Eerebout (du centre de recherches sur les états altérés de la conscience), qui a étudié avec John Lilly. Il a testé le block d’isolation du centre AQUANEF pendant environ 10 heures. Alain a également de l’expérience d’hypnose car il a travaillé avec le Dr. Lüsher et s’est porté volontaire en tant que " cobaye " au centre d’hypnose CRPS. Il était un des membres fondateurs de l’association ATB dont le but est… Alain est un membre de l’équipe ADV d’Ufocom.

 

Yves (Ph.D.) est chercheur, biochimiste et généticien. Il est spécialisé dans l’étude des composés indoliques (ceux de la famille tryptophane/DMT). Il s’est porté volontaire à plusieurs reprises pour tester des drogues nouvelles ou existantes, dans le cadre de la recherche médicale. Il est membre de l’équipe SCI d’Ufocom.

 

Quelques essais et livres intéressants de référence :


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